La mobilisation de l'extrême droite nuirait au Québec

La ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre.... (Archives La Presse)

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La ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre.

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
Québec

La mobilisation de l'extrême droite nuit au Québec et à son image dans le monde, estime la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre.

Elle a ainsi réagi mercredi aux manifestations de plus en plus visibles de courants xénophobes, particulièrement à Québec.

Une banderole anti-immigration a été accrochée au-dessus d'une autoroute de la capitale, lundi, tandis qu'une manifestation de groupes d'extrême droite est prévue dimanche. Un groupe veut également ouvrir un «club de combat identitaire» dans les prochaines semaines.

La présence de plus en plus visible de ces mouvements au Québec coïncide avec la montée de la droite extrémiste «alt right» aux États-Unis, ainsi qu'avec l'afflux à la frontière québécoise de demandeurs d'asile haïtiens en provenance des États-Unis.

En point de presse mercredi matin à Québec avant de se rendre à la séance du cabinet, la ministre St-Pierre a commenté nommément la manif prévue dimanche à Québec. Elle y voit une expression de haine à condamner.

«Je ne suis pas certaine que ce genre de manifestation est bonne, non pas pour l'image du Québec, mais pour l'ensemble du Québec, a-t-elle déclaré. Travailler sur la haine des autres n'est pas mon credo et n'est pas le credo de mon gouvernement.»

Elle a soutenu que le Québec doit toujours montrer une «image d'ouverture», l'image d'une «société paisible et ouverte».

Mardi, le premier ministre Philippe Couillard avait affirmé qu'il était préoccupé par la présence de ces groupes d'extrême droite, mais qu'il ne voulait pas leur accorder plus d'importance qu'ils ne le méritent.

Traitement des demandes d'asile

Mercredi, sa ministre de l'Immigration, Kathleen Weil, a pour sa part accru la pression sur le gouvernement fédéral. Ottawa est en effet responsable du traitement des demandes d'asile, et en partie responsable de l'accueil des personnes qui arrivent à la frontière.

Mme Weil s'inquiète des délais de traitement et de leurs conséquences. Par exemple, des personnes en attente d'une décision des autorités sur la recevabilité de leur requête pourraient passer des mois, voire des années au pays, s'installer et refaire leur vie ici, pour ensuite apprendre qu'elles seront renvoyées en Haïti.

«La machine gouvernementale fédérale est énorme, a-t-elle déploré en point de presse à la sortie du conseil des ministres. On demande au gouvernement fédéral d'accélérer les processus.»

Elle réclame par ailleurs la mise sur pied d'un grand centre d'hébergement temporaire du fédéral qui servirait à l'accueil avant que les personnes soient transférées dans les centres d'accueil du Québec.




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