Hausse des demandes d'asile: pas d'impact à Québec

Le maire de Montréal, Denis Coderre, est allé... (La Presse canadienne, Ryan Remiorz)

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Le maire de Montréal, Denis Coderre, est allé accueillir lui-même des réfugiés à leur arrivée au Stade olympique.

La Presse canadienne, Ryan Remiorz

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(Québec) Le phénomène de hausse des demandes d'asile ne devrait pas avoir d'impact ailleurs qu'à Montréal, étant donné que toutes les ressources qui s'occupent des immigrants illégaux sont concentrées dans la métropole.

Dans la capitale, les Habitations du Centre multiethnique de Québec n'ont pas été contactées pour héberger temporairement une partie des demandeurs d'asile qui affluent, en provenance des États-Unis. «On verra ce que le ministère de l'Immigration décidera par rapport à ça, si jamais ils sont trop débordés. Mais je vous dirais que normalement, on ne reçoit pas d'immigrants illégaux. On n'est pas dédiés à cette clientèle», commente Sandrine Viel, directrice des Habitations.

Le Centre multiethnique de Québec est plutôt équipé pour recevoir des immigrants ou des réfugiés qui ont déjà obtenu leur statut de résident permanent alors qu'ils étaient à l'étranger. Mme Viel explique que les demandeurs d'asile doivent entreprendre de nombreuses démarches avant de recevoir - peut-être - leurs papiers, et se présenter à plusieurs rendez-vous dans des bureaux situés à Montréal. Si bien qu'il est plus facile qu'ils soient hébergés temporairement dans la métropole. 

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Ouest-de-l'Île-de-Montréal confirme qu'il concentre ses recherches d'hébergement à Montréal, afin d'éviter d'avoir recours à des navettes. 

Arrivées «anecdotiques»

Ces derniers jours, les demandeurs d'asile se sont presque tous présentés près du poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle, dans le rang Roxham. Les autres postes frontaliers n'ont pas eu à vivre le même scénario. 

Que ce soit à Armstrong et à Saint-Just-de-Bretenières, en Chaudière-Appalaches, ou à Stanstead, en Estrie, les demandeurs d'asile sont plutôt rares. «Il peut y en avoir, mais c'est vraiment anecdotique. La situation est très différente de ce qui se passe près de Lacolle», indique Judith Gadbois-St-Cyr, conseillère en communication pour l'Agence des services frontaliers du Canada. 

L'Agence ne publie d'ailleurs pas de statistiques sur les demandes d'asile qui sont faites dans ces postes frontaliers, étant donné que les chiffres sont minimes. «Ça rendrait l'identification de ces personnes trop facile, ce qu'on ne souhaite pas», justifie Mme Gadbois-St-Cyr. 

Le journal La Voix du Sud rapportait en avril dernier qu'une famille de cinq personnes avait illégalement traversé la frontière près du poste de Saint-Just-de-Bretenières, mais ces cas ne sont pas légion. 

Le rang Roxham aurait d'ailleurs des caractéristiques géographiques qui facilitent le passage des immigrants illégaux. «C'est un chemin naturel. Ils n'ont pas de boisé, de clôture, de lac ou d'autres obstacles à traverser, comme ça peut être le cas ailleurs», explique Mme Gadbois-St-Cyr.




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