S'inspirer de l'Ontario pour sauver minou

Chaque année, du 7 juin au 7 juillet,... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Chaque année, du 7 juin au 7 juillet, la SPA de Québec enregistre en moyenne 700 abandons d'animaux, 125 % de plus qu'un mois normal, indique son directeur général Denys Pelletier.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Une loi semblable à celle de l'Ontario, qui rend nulle toute clause d'un bail interdisant les animaux dans un logement, ferait chuter le nombre d'abandons d'animaux de compagnie notés chaque année durant la période des déménagements, selon Denys Pelletier, directeur général de la Société protectrice des animaux (SPA) de Québec.

«Chaque année, du 7 juin au 7 juillet, nous enregistrons en moyenne 700 abandons d'animaux, 125 % de plus qu'un mois normal. C'est énorme», indique M. Pelletier, ajoutant que l'une des principales raisons de ces abandons était que plusieurs locataires étaient aux prises avec un propriétaire qui n'accepte pas les animaux de compagnie dans le nouveau logement.

«Il serait souhaitable qu'une réglementation semblable à celle de l'Ontario existe au Québec», poursuit M. Pelletier. Depuis 2006, la Loi sur la location à usage d'habitation de l'Ontario considère comme nulle et sans effet toute clause de bail locatif interdisant la présence d'animaux dans l'ensemble d'habitation ou dans ses environs immédiats.

Denys Pelletier, directeur général de la Société protectrice... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

Agrandir

Denys Pelletier, directeur général de la Société protectrice des animaux de Québec

Le Soleil, Patrice Laroche

Denys Pelletier indique que cette question a par le passé fait au plus l'objet de représentations «timides» auprès du gouvernement québécois de la part de la SPA. «Dans un contexte où nous avions beaucoup d'autres priorités. Cependant, c'est un dossier qui devrait maintenant être plaidé plus fortement auprès du gouvernement par les différentes SPA et SPCA du Québec», poursuit-il.

Plusieurs organismes commencent en effet à réclamer une loi à l'ontarienne pour le Québec. Me Alanna Devine, directrice de la SPCA de Montréal, estime aussi que la clause interdisant les animaux est abusive et discriminatoire. 

«Nous croyons que le législateur québécois devrait intervenir rapidement dans ce dossier afin de créer un équilibre entre les droits des propriétaires et ceux des locataires», écrit-elle sur la page Web de l'organisme.

En Colombie-Britannique

En Colombie-Britannique, où les propriétaires de logements peuvent aussi interdire à leurs locataires de posséder des animaux de compagnie, des résidents de la ville de Victoria et des membres de l'Animal Protection Party of Canada ont pris les choses en main au début de l'année.

Ces citoyens et ces militants font circuler une pétition visant à invalider les interdictions de posséder un animal contenues dans certains baux, mentionnant entre autres le nombre élevé d'animaux abandonnés par leurs propriétaires pour cette raison et les difficultés à dénicher un logement à un loyer abordable dans cette province.




À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer