Pour «plus d'humanité» à l'Office municipal d'habitation de Québec

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(Québec) Quatre groupes de défense des locataires s'unissent pour demander à l'Office municipal d'habitation de Québec (OMHQ) plus «d'humanité» dans la gestion de ses HLM et autres logements subventionnés.

«L'Office municipal est en retard, est presque rendu un dernier de classe dans ses rapports avec les locataires», charge Robert Pilon, coordonnateur de la Fédération des locataires d'habitations à loyer modique du Québec. «On pense que les gens méritent mieux.»

«On dénonce le manque d'humanité dans la façon d'appliquer les règles à l'Office municipal d'habitation de Québec», enchaîne Éloïse Gaudreau, du Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur. «Donc on demande au C.A. de l'OMH d'entamer une réflexion sur ses pratiques.» 

Les protêts sont nombreux. Le principal serait la quasi-impossibilité pour les locataires de changer de logis en HLM pour améliorer leur qualité de vie, se rapprocher des services ou d'une école, par exemple. «Les seuls transferts que l'OMHQ autorise, c'est dans des cas très graves.» D'autres offices encadrent cette pratique, dit-elle.

Tout n'est pas sombre à l'OMHQ, tempère cependant Marie-Ève Duchesne, du Comité populaire Saint-Jean-Baptiste. Au cours des dernières années, des sommes importantes ont été injectées pour rénover les HLM vieillissants. «On est satisfait.»

Les ouvriers débarquent toutefois avec la poussière, le bruit, les désagréments habituels, remarque-t-elle. Et des locataires se sentiraient bousculés, jugeraient qu'ils ne sont pas traités avec les égards prévus: pas de préavis avant d'entrer dans un logement, ne pas être relocalisé le temps des travaux lorsqu'ils s'étirent... «C'est une pratique inacceptable.»

L'OMHQ gère également des logements subventionnés dans des immeubles privés, poursuit Marie-Lou Drouin, du Bureau d'animation et information logement du Québec métropolitain. Sauf que ces appartements ne seraient pas toujours en bon état, selon les plaintes qu'elle dit recevoir. «L'Office s'en lave les mains.»

L'Office municipal d'habitation de Québec se dit étonnée des critiques des groupes communautaires, quoiqu'elle admet que dans la gestion de ses centaines de logements il puisse survenir des ratés occasionnels.

Cas anecdotiques

«On est très très très surpris», lance le directeur des communications et des affaires juridiques, Marc Laberge. Les cas soulevés par les quatre organisations de défense des droits des locataires lui semblent anecdotiques. Et il assure que les correctifs nécessaires seront apportés si des dossiers lui sont soumis. «On cherche toujours à s'améliorer.»

Il convient cependant que l'OMHQ ne permet pas aux locataires des HLM de déménager juste parce qu'ils voudraient changer de quartier ou se rapprocher de leurs proches. 

Quant aux désagréments causés par des travaux, il assure que les locataires reçoivent les avis prescrits. Mais qu'il est possible que parmi les grands chantiers de rénovation en cours, «il est peut-être arrivé quelque chose». 

Reste la qualité de certains logements privés subventionnés par l'OMHQ qui laisserait à désirer. «C'est surprenant d'entendre ça. [...] On les inspecte tous», avance-t-il.




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