Vibrant plaidoyer de Guylaine Tremblay pour la Maison Dauphine

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(Québec) La communauté d'affaires de Québec et le public sont invités à se mobiliser afin de soutenir la Maison Dauphine qui vient en aide aux jeunes de la rue. Le point d'orgue de la campagne de financement, présidée par la comédienne Guylaine Tremblay et le maire Régis Labeaume, aura lieu du 17 au 21 octobre, avec la présentation, sur cinq soirs, d'une relecture de l'opéra Carmen.

Lors d'une conférence de presse mercredi à l'hôtel de ville, la comédienne chérie du public québécois, lauréate de 10 prix Artis, a livré un vibrant témoignage sur le sort de ces trop nombreux jeunes de 12 à 29 ans, abandonnés à leur sort, sans ressources adéquates.

«Dans la vie, personne n'est à l'abri d'un naufrage personnel. On peut tous sombrer, peu importe la classe sociale ou la religion, mais quand ces naufragés sont des jeunes, c'est inacceptable. [...] Je ne pourrais pas imaginer que mes filles soient dans la rue, peut-être victimes de gens qui leur veulent du mal, qui pourraient les entraîner dans la toxicomanie ou la prostitution.»

La comédienne a passé la journée avec des employés de la Maison Dauphine, «des «gens extrêmement dévoués, des missionnaires». Elle s'est dite très émue de sa visite à l'École de la rue, où des jeunes attendaient avec impatience en avant-midi, en robe et en smoking, leur bal de graduation qui se tenait seulement en fin de journée...

La comédienne avoue aussi avoir été bouleversée par ses échanges avec des jeunes avec «l'estime de soi à zéro et qui, grâce à La Dauphine, tranquillement, ont repris confiance [...] Des jeunes tellement poqués, tellement blessés, tellement souffrants.»

La campagne de financement, dont l'objectif est fixé à 650 000 $, permettra dans un premier temps l'ouverture du refuge de La Dauphine 24 heures par jour, de novembre à avril, et non plus uniquement lors des nuits de grands froids comme ce fut le cas une cinquantaine de fois l'hiver dernier.

La direction de l'organisme mettra ensuite un plan afin de faire l'acquisition d'une maison en basse-ville, pour desservir les jeunes de Vanier, Charlesbourg et Beauport, leur évitant ainsi le déplacement, souvent compliqué, jusqu'à la rue d'Auteuil. Le directeur général de La Maison Dauphine, Ken Risdon, a confirmé que la maison, si tout va bien, pourrait ouvrir ses portes l'an prochain.

Jeunes mis à contribution

Le metteur en scène de la production À cause de Carmen, Richard Aubé, explique au Soleil que la pièce sera présentée dans un entrepôt «sans aucune fenêtre», dont il préfère garder secret l'endroit pour le moment. L'édifice sera assez grand pour accueillir une scène, «une tonne de sable» et des gradins d'une capacité de 350 personnes.

Des jeunes de La Dauphine, dont le nombre reste à déterminer, seront mis à contribution comme musiciens, pour faire de la «peinture live» ou pour «certaines transitions acrobatiques», explique M. Aubé. Ils feront équipe pour les répétitions, à compter de septembre, avec des chanteurs et des artistes professionnels.

«Ce ne sera pas une grosse affaire technique, mais un show très groundé dans l'émotion, qui va faire découvrir aux gens d'affaires ce qu'est La Dauphine.»




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