Bientôt un toit pour les ex-travailleuses du sexe

La fondatrice de La Maison de Marthe, Rose... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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La fondatrice de La Maison de Marthe, Rose Dufour, ne cache pas sa satisfaction de pouvoir compter sur une rentrée d'argent afin de répondre à des besoins de plus en plus pressants.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) La Maison de Marthe, un organisme venant en aide aux femmes qui veulent quitter la prostitution, fait un pas de plus vers la mise en place d'un endroit capable de les accueillir. La Ville de Québec lui a versé la semaine dernière une subvention de 15 000 $ pour la phase expérimentale du projet «Enfin un toit».

La fondatrice de La Maison de Marthe, Rose Dufour, ne cache pas sa satisfaction de pouvoir compter sur cette rentrée d'argent afin de répondre à des besoins de plus en plus pressants. «Depuis longtemps, on note que les femmes qui sortent de détention se retrouvent dans le même milieu, car elles ont nulle part où aller», explique 

Mme Dufour, une anthropologue spécialisée en santé publique qui a fait de l'aide aux femmes coincées dans l'univers de la prostitution le combat d'une vie.

Après sa fondation en 2008, au sous-sol de l'église Saint-Roch, et un séjour dans les locaux de l'église Sacré-Coeur, La Maison de Marthe a finalement trouvé un refuge permanent, il y a dans deux ans, dans le quartier Saint-Sauveur. La vaste demeure de 24 pièces, dont l'adresse ne peut être révélée pour éviter de mettre la puce à l'oreille aux proxénètes, offre pour le moment des programmes de réinsertion.

Une première

C'est dans cette maison de deux étages, dotée d'une grande cour et d'un patio, que la direction espère ouvrir un lieu d'hébergement pour six femmes, explique au Soleil la directrice générale Marie-Hélène T. Gignac. Québec serait la première ville de la province à offrir un service spécialisé de ce type.

La subvention municipale permettra l'embauche d'une consultante et le lancement de la phase exploratoire, d'un coût total de 44 800 $. Si tout va comme prévu, ajoute Mme Gignac, un «groupe test» sera accueilli en novembre pour une durée de trois mois.

Le projet réclame plusieurs aménagements à la demeure, dont l'installation d'un système de sécurité et l'achat de mobilier. Du personnel devra également être embauché pour offrir des services 24 heures par jour. À sa première année, le projet commandera un budget de quelque 162 000 $. 

«Il y a deux ans, nous étions en mode survie, mais notre situation s'est un peu améliorée, témoigne Mme Dufour qui fait des pieds et des mains depuis plusieurs années afin de trouver l'argent pour faire fonctionner La Maison de Marthe. Les dons privés et Centraide demeurent pour l'essentiel ses seules sources de financement.




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