Lac-Simon: le Conseil de bande veut fermer le service de police

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Le Conseil invoque un financement inadéquat pour assurer la sécurité de cette petite communauté d'environ 1700 habitants, selon les plus récentes données du gouvernement canadien.

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne

Le Conseil de la Nation Anishnabe de Lac-Simon, en Abitibi-Témiscamingue, a décidé de fermer son service de police local à partir du 31 mars.

Cette décision a été prise mercredi lors de la séance du Conseil de bande.

Le Conseil invoque un financement inadéquat pour assurer la sécurité de cette petite communauté d'environ 1700 habitants, selon les plus récentes données du gouvernement canadien.

Dans un communiqué diffusé jeudi, le Conseil dit ne pouvoir accepter que le service de police autochtone ne puisse effectuer pleinement ses fonctions parce que les gouvernements fédéral et provincial refusent de fournir le financement nécessaire.

Les gouvernements ne comprennent pas les besoins de la communauté, allègue le Conseil, qui soutient que sa situation est différente de celles des autres corps policiers.

Il affirme avoir transmis sa décision, entre autres, au ministre de la Sécurité publique du Québec ainsi qu'à la ministre des Affaires autochtones et du Nord.

Le Conseil avertit qu'il n'entreprendra des négociations avec les gouvernements que s'ils font des efforts pour comprendre la situation de la communauté.

Jeudi, le syndicat des policiers du Conseil de la Nation Anishnabe de Lac-Simon se disait sous le choc.

Thierry Leroux était à l'emploi du service de... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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Thierry Leroux était à l'emploi du service de police de Lac-Simon lorsqu'il est décédé dans l'exercice de ses fonctions le 13 février 2016.

Photothèque Le Soleil

La SQ en relève? 

S'il n'y a pas d'entente avant le 31 mars, c'est la Sûreté du Québec (SQ) qui prendra le relais, explique le syndicat. Ce sont 24 policiers de la force policière locale qui perdront leur emploi ainsi que le personnel administratif. Plusieurs ont de jeunes familles et certains seront forcés de quitter la région, est-il ajouté.

La SQ patrouillait dans cette communauté depuis l'assassinat du policier du corps de police de Lac-Simon, Thierry Leroux, âgé de 26 ans, le 13 février 2016. La force policière provinciale s'est retirée il y a deux semaines, a indiqué par communiqué Julie Brault, conseillère syndicale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) qui représente les policiers de Lac-Simon.

Selon son communiqué, le financement actuel de la force policière est valide jusqu'en mars 2018, mais l'entente est prévue en fonction de deux policiers-patrouilleurs par quart de travail. Cependant, depuis la mort du policier Leroux, un inspecteur de la Commission nationale des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a émis l'opinion que quatre policiers-patrouilleurs plutôt que deux sont nécessaires en tout temps.




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