Plaidoyer pour la stérilisation féline

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Face à l'augmentation de la population de chats dans la province, qui atteint près de deux millions de bêtes, la stérilisation s'impose de plus en plus comme la solution pour éviter les abandons et, indirectement, la souffrance animale, estime l'Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux (AMVQ).

Au cours d'une conférence de presse tenue mardi dans les locaux de la Société protectrice des animaux (SPA) de Québec, la présidente de l'association, Valérie Trudel, a tenu à rappeler l'importance de la stérilisation féline, une initiative qui revient d'abord et avant tout aux propriétaires.

«Tant qu'un animal n'est pas dans un programme de reproduction responsable, il doit être stérilisé, parce que le chat est très fertile», explique la vétérinaire, à l'occasion de la 5e Semaine nationale de la stérilisation animale au Québec.

À cet égard, le directeur général de la SPA de Québec, Denys Pelletier, explique qu'un couple de chats abandonné dans la nature peut, dans des conditions idéales, être à l'origine d'une lignée d'un demi-million de rejetons au bout de sept ans. «On peut comprendre que c'est un problème très sérieux.»

Dans les circonstances, M. Pelletier plaide pour que la Ville de Québec imite la règlementation avant-gardiste mise récemment en place à Laval et qui oblige les propriétaires de chats à les faire enregistrer, stériliser, vacciner contre la rage et porter une micropuce, comme c'est le cas pour les chiens.

Évidemment, des frais sont reliés à cette mesure, mais pour M. Pelletier, il s'agit d'une question d'équité. «Autrement, le coût est assuré presque entièrement par les propriétaires de chiens qui eux sont obligés de faire enregistrer leur animal. Mais 80% des animaux qui entrent au refuge (de la SPA) sont des chats.»

Au Soleil, M. Pelletier explique qu'il reste beaucoup à faire pour sensibiliser la population de Québec à la cause de son organisme. Alors qu'une ville comme Ottawa, de taille comparable, peut donner jusqu'à 2M$ lors d'une collecte de fonds, c'est dix fois moins dans la capitale québécoise. «La différence est effarante», déplore-t-il.

Plus populaires que jamais

Jamais les chats n'ont été aussi populaires au Québec depuis une vingtaine d'années, poursuit Valérie Trudel, à la lumière d'un récent sondage. Chaque ménage avec des chats en possède en moyenne 1,7, ce qui équivaut à une population totale de 1,98 million.

Les retraités, une frange de la population en expansion, sont de plus en plus nombreux à succomber à la «félinomanie». En 2002, seulement 12% de ces ménages possédaient un chat. Quinze ans plus tard, ce chiffre a grimpé à 22%.

Quelques chiffres

1,98 million

Nombre de chats dans les foyers québécois

1800

Nombre d'animaux de la SPA de Québec confiés en adoption chaque année

33%

Pourcentage des ménages québécois possèdant un chat

27%

Pourcentage de chats adoptés déjà stérilisés dans la région de Québec

22%

Pourcentage de chats présents dans des ménages de retraités

Source : Sondage SOM mené du 19 au 23 janvier 2017 auprès de 1395 ménages




À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer