L'organisation du Festival contre le racisme dénonce le profilage policier

Selon le confondateur du Festival contre le racisme,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Selon le confondateur du Festival contre le racisme, «l'idée première du Festival est de s'attaquer à tous les phénomènes qui mènent au racisme».

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Si le premier Festival contre le racisme est une réussite au chapitre de la participation, l'organisation garde un goût amer du travail des policiers, qui en auraient profité pour faire du profilage idéologique.

Le cofondateur de l'événement, Nicolas Villamarin, a décrié le travail de la police de Québec à la lumière d'informations qui lui sont parvenues pendant le festival. «Il nous est apparu que la police avait un comportement envahissant, même intimidant auprès de militants antiracistes. Ils en ont profité pour faire de la surveillance et procéder à des identifications et à des arrestations sur les lieux des événements et spectacles», confie-t-il.

«Si, depuis les attentats, la police cherche à rassurer la population par une surveillance accrue, voire intrusive, elle devra cependant former adéquatement ses agents et agentes qui ont causé des dérapages et ont fait des interventions inutiles», ajoute l'organisateur.

M. Villamarin revient d'ailleurs sur l'arrestation d'un manifestant samedi lors d'une marche contre le racisme, l'intolérance et la haine organisée par le Regroupement d'éducation populaire de Québec et Chaudière-Appalaches, à laquelle s'est joint le festival. Selon lui, l'intervention policière était injustifiée dans le contexte de la marche.

«Le manque de contrôle de certains agents se sera finalement soldé par une arrestation extrêmement violente et arbitraire, basée sur du profilage, si l'on en croit le communiqué émis par le SPVQ, dans une manifestation paisible et familiale à laquelle participaient de nombreux enfants en bas âge», juge M. Villamarin.

Nécessaire

L'attentat du 29 janvier au Centre culturel islamique de Québec représente le racisme sous sa forme la plus violente. Pour l'organisation, il s'agissait de traiter de la tragédie sans pour autant faire en sorte qu'elle accapare l'ensemble de la programmation. «L'idée première du Festival est de s'attaquer à tous les phénomènes qui mènent au racisme. Son cadre se veut rassembleur pour souligner la diversité à travers la musique et la fête», précise le cofondateur.

Le Festival devrait revenir l'an prochain à une époque où le message du vivre ensemble et de la tolérance est plus que jamais nécessaire, estime M. Villamarin, faisant notamment référence au discours anti-immigration nourri par les récentes politiques américaines et repris par les médias traditionnels et les médias sociaux.




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