Lotto-Max: les gagnants partagent le tiers de leurs 60 millions $

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Après avoir remporté le gros lot de 60 millions $ du Lotto-Max vendredi, Carl Villeneuve et sa femme Marie-Josée Picard ont décidé d'en partager le tiers avec les membres de leurs familles. Cet élan de générosité a rendu millionnaires les trois enfants, les parents et tous les frères et soeurs du couple de Saguenay.

Après avoir appris l'heureuse nouvelle, M. Villeneuve, concierge dans une école, a avoué s'être demandé ce qu'il ferait avec autant d'argent. «C'était clair que les membres de notre famille étaient tous millionnaires!» a pour sa part lancé Mme Picard, une cuisinière de 46 ans, au moment de recueillir le gros lot lundi après-midi au siège social de Loto-Québec.

M. Villeneuve et Mme Picard ont donc conservé 20 millions $ chacun et réservé les 20 autres millions $ à leurs familles. Les trois enfants du couple, Jean-Denis, Marc-Olivier et Marie-Ève, ont ainsi reçu chacun 4 millions $ alors que le père de M. Villeneuve et celui de Mme Picard ont reçu chacun 1 million $. 

Le frère et la soeur de M. Villeneuve de même que les trois frères et la soeur de Mme Picard, ont tous reçu 1 million $ eux aussi.

Bye bye boss

Les deux grands gagnants ont d'ores et déjà décidé de quitter leurs emplois respectifs et ont également l'intention d'acheter une plus grande maison. «Pour nous, c'est décidé, c'est bye bye boss!» a déclaré Mme Picard, citant un ancien slogan de Loto-Québec. «J'ai parlé à mon employeur et il est très content pour nous!» a enchaîné son mari.

Malgré leur nouvelle fortune, résultat d'une mise éclair individuelle, les Villeneuve-Picard souhaitent garder les pieds sur terre. «C'est sûr que ça fait peur un peu, car on n'est pas des gens habitués au gros luxe. Mais on connaît la valeur de l'argent. On ne fera pas comme les Lavigueur!» a poursuivi Marie-Josée Picard, après que les malheurs de la célèbre famille du Centre-Sud de Mont­réal, gagnante de 7,6 millions $ en 1986, aient été évoqués.

Après avoir avisé tous les membres de sa famille de leur bonne fortune, le couple a quitté Saguenay pour Québec, samedi matin. «J'avais le billet dans ma poche, je vérifiais toujours pour m'assurer qu'il était toujours là!» indique M. Villeneuve. Ils sont rentrés à Saguenay en famille lundi, même chose pour deux des frères de Mme Picard qui résident en Ontario et en Colombie-Britannique.

«Au début, [...] je pensais que c'était une joke! Mais l'histoire était tellement bonne que ça ne pouvait être une menterie», a commenté Pierre Picard, le frère de Marie-Josée, qui a pris l'avion vers le Québec dès dimanche matin, 6h.

Quant à Denis Villeneuve, frère de Carl, on peut dire qu'il a été doublement chanceux. «J'avais déjà gagné 25 000 $ il y a trois semaines!» a confié l'homme au moment de recevoir son chèque de 1 million $. Il promet d'ailleurs de continuer à acheter des billets de loterie, alors que son frère et sa belle-soeur, maintenant multimillionnaires, ont déclaré qu'ils cesseraient d'acheter des billets pour l'instant, après de nombreuses années à jouer régulièrement.

Loin des Lavigueur

D'après Patrice Lavoie, directeur des affaires publiques de Loto-Québec, l'époque de la famille Lavigueur est bel et bien révolue et les gagnants d'importants gros lots sont aujourd'hui beaucoup plus raisonnables que par le passé.

«Les Lavigueur, ça fait plus de 25 ans...» affirme M. Lavoie, qui n'aime pas vraiment entendre évoquer la triste histoire de la famille montréalaise. «Aujourd'hui, 1 million $ ne vaut plus ce que ça valait à l'époque, et depuis ce temps, nous avons fait des centaines de millionnaires», rappelle-t-il.

«Maintenant, ce qui me surprend chaque fois, c'est à quel point les gens savent la valeur de l'argent. Des scénarios catastrophes, il n'y en a plus. Tu n'entends plus des gens dire qu'ils vont faire trois fois le tour du monde et s'acheter trois maisons avec 1 million $», signale M. Lavoie.

Loto-Québec garde d'ailleurs contact avec ses grands gagnants pour s'enquérir de leur situation. «On les appelle un mois après leur gros lot, puis six mois et un an après également. On leur dit aussi qu'ils doivent apprendre à dire non. On leur dit aussi que s'il y a de la chicane dans une famille, l'argent ne réglera probablement pas le problème.»

Les gagnants sont aussi incités à attendre quelques mois avant de décider de verser des sommes d'argent à des proches. «Le montant demeure non imposable en tant que gain de loterie, que le don soit fait la journée de la remise du prix ou six mois ou un an plus tard», explique Patrice Lavoie.

D'autre part, même si deux gros lots de 60 millions $ ont été remportés au Québec en un peu plus d'un mois, la société d'État dit ne pas enregistrer de hausse notable de ses ventes dans la Belle Province malgré la bonne fortune de la famille Villeneuve-Picard et d'un groupe de 20 personnes de L'Ange-Gardien, en Montérégie

«Après le gros lot de 60 millions $ du 6 janvier, nos parts de marché sont demeurées autour de 20 % comme d'habitude. Par contre, ce qu'on remarque, c'est que les ventes de billets augmentent quand le gros lot atteint 50, 55 et 60 millions $. Les gens jouent alors davantage en groupes», conclut M. Lavoie.

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