Lutte aux violences sexuelles: la moitié des cégeps embarquent

Élisabeth Collin-Paré, du comité féministe de l'association étudiante... (Le Soleil, Baptiste Ricard-Châtelain)

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Élisabeth Collin-Paré, du comité féministe de l'association étudiante du cégep de Sainte-Foy et Rose Crevier-Dagenais, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec. Les deux se réjouissent que le réseau collégial s'attaque aux violences sexuelles en sensibilisant les étudiants.

Le Soleil, Baptiste Ricard-Châtelain

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(Québec) La moitié des collèges publics du Québec embarquent dans une grande campagne de sensibilisation et d'éducation au sujet des violences sexuelles et de la notion de consentement. La moitié? Plusieurs, en effet, manqueraient de ressources pour se joindre au mouvement.

Selon le dernier décompte, des 48 cégeps, 25 participeront soit à la campagne «Ni viande, ni objet» créée par les étudiants du collégial de Sherbrooke, soit à la campagne «Sans oui, c'est non!» qui a fleuri dans les milieux universitaires. Certains ont même choisi de puiser dans les deux projets pour intervenir auprès de leurs ouailles.

«Dans la foulée des événements qui sont arrivés récemment [...] les cégeps se sentent interpelés et sentent qu'ils doivent en faire plus», affirme le pdg de leur fédération, Bernard Tremblay, de passage à Sainte-Foy ce lundi. Les budgets disponibles seraient toutefois insuffisants pour que les souhaits se concrétisent : «Les cégeps ont un urgent besoin de ressources psychosociales.»

«C'est totalement inacceptable», critique la présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Rose Crevier-Dagenais. La participation des établissements d'enseignement postsecondaires à des programmes de sensibilisation devrait être obligatoire et soutenue financièrement par l'État, dit-elle.

«Oui, la culture du viol existe au Québec», ajoute-t-elle. «Les violences sexuelles, c'est l'affaire de tous.» Pour bien évaluer l'ampleur du problème, elle demande cependant au gouvernement de subventionner rapidement une étude quantitative exhaustive.

Après les universités, «c'est au tour du réseau collégial de prendre la balle au bond», se réjouit-elle.

Dans la région, les cégeps de Sainte-Foy, de Lévis-Lauzon et Garneau embarquent dans l'aventure.

Au fait, la conférence de presse convoquée par les cégeps lundi n'était pas fortuite. Dès mardi, la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, entreprend un série de «journées de réflexion» sur la thématique des violences à caractère sexuel dans le réseau postsecondaire.

La demande d'un budget supplémentaire (chiffré à 5 millions $) pour l'embauche de ressources psychosociales n'est pas plus fortuite, le gouvernement libéral étant en préparation pour son budget annuel qui sera rendu public en mars.

Sur le Web : campagne Sans oui, c'est non!, www.harcelementsexuel.ca; campagne Ni viande, ni objet, cegepsherbrooke.qc.ca/fr/contrelesviolencessexuelles

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