La barbe dans tous ces états

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(Québec) Si la venue à Québec des barbiers néerlandais du célèbre salon Schorem avait pour but de faire revivre le concours de moustaches excentriques du Carnaval, on peut dire mission accomplie. On en a vu de toutes les formes et de toutes les couleurs dimanche, en marge du spectacle-conférence de ces véritables vedettes rock du clipper.

Dès notre entrée dans la salle à 14h, le ton est donné : ambiance rockabilly, musique allant de Johnny Cash à Rancid, bar et kiosque de bouffe où se mélangent joyeusement des allures de fête foraine, de cabaret burlesque et de look de hors-la-loi du XIXe siècle. Dans la foule, des gens de l'industrie de la coiffure, mais aussi le grand public. Et des barbus, beaucoup de barbus. 

Au centre de l'action, des coiffeurs et coiffeuses ont 45 minutes pour concevoir la barbe la plus étonnante : perle de bois, barbe en forme de noeud papillon, fleurs et brillants, même une ampoule illuminée à travers les poils; le résultat est délirant et donnera le ton avant l'arrivée sur scène, à 15h, des deux Schorem : Bertus, dit The Bloody Butcher, et Leen, surnommé The Bearded Bastard. 

Sur scène, les propriétaires du salon de barbier de Rotterdam ont coiffé cinq hommes, clients volontaires qui enfilaient les pintes de bière devant le public de centaines de personnes aussi amusées qu'attentives. 

Car sur scène, les deux Schorem ont beau user de langage cru et d'insolences lors de leur démonstration en anglais, ils n'ont pas négligé quelques vrais conseils sur les coupes de cheveux pour hommes. Tellement différents de ceux pour femmes, a d'ailleurs rigolé Bertus, l'indiscipliné animateur de la séance. «J'ai coiffé des femmes et elles disent toujours ce qu'elles veulent. Coupe par ci, coiffe par là. Les hommes, ils ne connaissent absolument rien à la coiffure», a-t-il lancé.

Et dans la philosophie des deux maîtres du rasoir, inutile de chercher loin : les styles capillaires masculins se résument à une vingtaine de coupes de base, avec, au premier chef, le classique toupet Pompadour aux côtés coupés de près. Genre de «clean cut» avec de l'attitude. 

Et de l'attitude, les deux joyeux lurons en ont avec leur barbe, leurs tatouages, leur humour et leur charisme qui leur permettent aujourd'hui de parcourir le monde, six ans après l'ouverture de leur réputé salon de Rotterdam.

Les Schorem en étaient à leur quatrième voyage au Canada, et leur deuxième passage à Québec, là aussi à l'initiative d'Éric Bouchard et Danyelle Bachand de Cantin Beauté, coorganisateurs de l'événement avec le Centre des congrès de Québec et son directeur, Pierre-Michel Bouchard.

«On a été approchés par M. Bouchard pour ramener un intérêt pour quelque chose qui touchait à la barbe et aux moustaches. On a donc proposé d'avoir les barbiers de Schorem ici et on a construit autour de ça», a expliqué Danyelle Bachand.

«La petite robe noire»

Pour Éric Bouchard, cette journée se voulait une rencontre entre professionnels de l'industrie, mais tout un événement pour la population en général. «Ça permet de venir démystifier l'évolution du barbier en 2017. De voir comment ça se fait, étape par étape», a-t-il dit.

Quant aux professionnels, ils pouvaient y puiser une source d'inspiration. «Il y a énormément d'inspiration à prendre de la Hollande. Parce que là-bas, les salons de barbiers ne sont pas une mode soudaine, ça n'a jamais quitté. Le classique du barbier pour hommes est très présent en Europe. On l'a perdu en Amérique du Nord pour les envoyer dans les salons pour femmes. Là, ça revient en force», a-t-elle poursuivi. Mme Bachand, tout comme les rockeurs-coiffeurs de Schorem, estime que certaines coupes sont indémodables.

«Les coupes classiques pour hommes, elles vont toujours être à la mode. Comme une petite robe noire pour les femmes.»

L'oeuvre Fleur d'érable remporte les honneurs du Concours de sculpture sur neige

L'oeuvre Fleur d'érable sculptée en une trentaine d'heures par Marc... (Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 5.0

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L'oeuvre Fleur d'érable sculptée en une trentaine d'heures par Marc Dubé, Pierre Lessard et Sébastien Therrien a reçu la mention d'excellence en plus du prix du public.

Le Soleil, Pascal Ratthé

La fusion d'une fleur de lys et de la feuille d'érable du Canada a permis à l'équipe de la Montérégie de remporter les grands honneurs du volet national du concours de sculpture sur neige du Carnaval de Québec. L'oeuvre Fleur d'érable sculptée en une trentaine d'heures par Marc Dubé, Pierre Lessard et Sébastien Therrien a reçu la mention d'excellence en plus du prix du public. Le deuxième prix du concours national est revenu à la Gaspésie pour son oeuvre J'en pince. Les représentants de Québec, Florence Asselin, Antoine-Bernard Caron-Gingras et Steve Fortier-Evers, ont pour leur part remporté la mention des bénévoles pour Bûcher le temps. Avec sa première place, l'équipe de la Montérégie représentera le Canada au volet international du concours l'an prochain. Quant à cette année, les artistes de neuf pays commenceront mardi à donner forme à leur immense cube de neige du parc de l'Amérique-Française, voisin du Grand Théâtre.

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