Dans la rue contre les hausses de loyer abusives

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(Québec) La Ville ayant annoncé un gel de la taxe municipale, quatre groupes communautaires de Québec recommandent aux locataires de jauger la hausse de loyer annoncée par leur propriétaire avant de l'accepter.

«C'est la période où les locataires vont recevoir leur avis d'augmentation de loyer, c'est la période de reconduction des baux, donc nous, on lance une campagne d'éducation populaire pour rappeler aux locataires [...] qu'ils ont le droit de refuser l'augmentation. Et que ça vaut la peine de bien vérifier aussi la demande du propriétaire pour s'assurer qu'il n'y aurait pas une hausse abusive», explique Jonathan Carmichael, organisateur communautaire au Bureau d'animation et information logement du Québec métropolitain (BAIL).

Toute hausse n'est pas abusive, cependant. Alors, comment soupeser la requête? M. Carmichael propose d'attendre que la Régie du logement publie, fin janvier, les taux d'augmentation moyens. «C'est à partir de ces indices-là qu'on va être en mesure d'évaluer si l'augmentation du propriétaire est exagérée ou pas.

«Cette année, ça vaut la peine particulièrement de vérifier ça parce que la Ville de Québec a annoncé un gel des taxes municipales», ajoute-t-il.

Le marché de Québec est en effervescence, les loyers croissent rapidement, poursuit M. Carmichael. «Le taux d'inoccupation a monté de façon intéressante pour les locataires, donc il y a beaucoup plus de logements à louer sur le marché. Mais, étrangement, les loyers n'ont pas nécessairement cessé leur flambée. Donc, on se retrouve encore avec des loyers très, très chers à Québec. On parle de 808 $ en moyenne pour un 4 ½ dans la région. C'est ici, dans la région, que les loyers sont les plus chers dans la province.» Selon les données de la Société canadienne d'hypothèque et de logement, le même 4 ½ est offert autour de 587 $ à Trois-Rivières ou Saguenay.

Animatrice coordonnatrice au Comité des citoyennes et des citoyens du quartier Saint-Sauveur, Éloise Gaudreau souligne que le prix du logis peut influer grandement sur la capacité des ménages à s'en sortir. «[Dans le quartier], il y a près du tiers de la population qui consacre plus de 30 % de ses revenus au loyer. Environ 16 % payent plus de 50 %.»

Le gouvernement devrait réguler les hausses des loyers pour qu'elles suivent l'inflation, juge-t-elle. «Les salaires ne suivent pas.»

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