Diocèse de Québec: 58 paroisses de moins en 2017

La création des nouvelles «superparoisses» répond à plusieurs... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La création des nouvelles «superparoisses» répond à plusieurs impératifs, notamment la diminution du nombre de prêtres et les changements sur le plan de la pratique religieuse.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Résultat de nouveaux regroupements paroissiaux, le diocèse de Québec compte 130 paroisses, soit 58 de moins qu'en 2016, depuis le 1er janvier. Les regroupements se poursuivront jusqu'en 2020 alors que le nombre de paroisses sera réduit à 37.

Pour le vicaire général et nouvel évêque auxiliaire de Québec, Mgr Marc Pelchat, la création de ces nouvelles «superparoisses», qui regroupent entre 3 et 12 anciennes paroisses, répond à plusieurs impératifs, notamment la diminution du nombre de prêtres et les changements sur le plan de la pratique religieuse. «Les chrétiens sont plus mobiles et vont de plus en plus dans les autres communautés. Les regroupements, en plus de simplifier l'administration, permettent de regrouper nos forces pour mieux exercer notre mission», explique-t-il.

Parmi les 68 paroisses qui ont fait l'objet d'un regroupement faisant passer leur nombre à dix, on compte entre autres onze paroisses et une desserte de Beauce Centre formant la nouvelle paroisse de Sainte-Famille-de-Beauce de même que 18 paroisses de Charlevoix qui n'en formeront dorénavant que deux : Saint-Laurent-de-Charlevoix et Saint-François-d'Assise. 

Longues distances

En milieu urbain, il peut y avoir seulement quelques kilomètres entre deux paroisses, mais en milieu rural, les nouveaux regroupements poussent parfois cette distance à 50 km. «Dans le plan initial pour Portneuf, il y aurait eu entre 75 et 100 km entre deux paroisses, mais nous l'avons revu pour ramener ça à 50 km», poursuit M. Pelchat, qui admet toutefois que de telles distances représentent un défi logistique pour les prêtres engagés en paroisses.

«Il a fallu diminuer le nombre de célébrations dominicales. Dans certaines des nouvelles paroisses, on parle d'une ou deux célébrations de moins. Cependant, nous avons commencé à implanter des célébrations de la parole animées par des diacres ou des laïcs en milieu rural.» Bref, dans certains cas, les fidèles recevront l'eucharistie toutes les deux ou trois semaines plutôt que tous les dimanches, une situation qui est loin de faire l'unanimité, avoue Mgr Pelchat.

«C'est un grand dérangement, parfois c'est un choc. Il y a quelques résistances et c'est normal. Nous écoutons les gens et, parfois, nous nous réajustons. Nous sommes conscients qu'il y a des deuils à faire. Ça nous oblige à la créativité. Au cours des prochaines années, nous travaillerons à revitaliser les communautés locales après les regroupements», poursuit-il en rappelant que, malgré les regroupements, les 200 communautés locales continuent d'exister et les 231 églises du diocèse demeurent ouvertes.

Prêtres rares et âgés

La rareté et l'âge avancé des prêtres forcent le diocèse de Québec à ces exercices de rationalisation. Même si l'on compte 550 prêtres dans le diocèse, leur moyenne d'âge est de 75 ans et près de la moitié sont des religieux qui ont passé leur vie en communauté ou comme missionnaires et plusieurs sont retraités. Seulement 80 prêtres sont engagés dans des paroisses comme curés, vicaires, administrateurs, modérateurs ou prêtres collaborateurs alors que 260 autres sont aumôniers, aux services diocésains, au Grand Séminaire de Québec et au séminaire Redemptoris Mater, enseignants à l'université, animateurs de pastorale ou engagés dans les services pastoraux.

«Il y a entre deux et quatre admissions par année au Grand Séminaire et ce n'est pas suffisant pour combler les départs à la retraite», indique Mgr Pelchat. Comme plusieurs entreprises en quête de main-d'oeuvre, le diocèse de Québec n'hésite pas à recruter parfois à l'étranger.

«Il y a des séminaristes qui viennent d'autres pays et qui étudient ici et nous recevons aussi des prêtres africains, colombiens, dominicains... Nous sommes ouverts à cela, mais nous ne le faisons pas massivement, car il faut une certaine adaptation culturelle», poursuit le vicaire général, qui évalue à entre 3 % et 4 % le nombre de prêtres du diocèse de Québec provenant de l'étranger. «Ça nous donne un coup de pouce et ça reflète aussi la diversité culturelle qui est de plus en plus grande dans nos communautés.»

Le diocèse de Québec en chiffres

- Nombre de paroisses au 31 décembre 2016 : 188 

- Nombre de paroisses au 1er janvier 2017 : 130

- Nombre de paroisses prévu au 1er janvier 2020 : 37

- Nombre de prêtres engagés en paroisses : 80

- Âge moyen des prêtres diocésains : 75 ans

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