Le nombre d'assistés sociaux à son plus bas depuis 1976

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En octobre, le Québec comptait exactement 424 853 prestataires de l'assistance sociale.

123RF, Dmitry Kalinovsky

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Gilbert Leduc
La Presse Canadienne
Québec

«On peut encore faire baisser les chiffres», assure le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, François Blais.

En octobre, le Québec comptait exactement 424 853 prestataires de l'assistance sociale. 

Il s'agit du niveau le plus faible depuis les Jeux olympiques de Montréal... en 1976! 

À titre comparatif, il y avait, en 1996, 815 487 prestataires de l'assistance sociale dans la Belle Province. 

À ce moment-là, le taux d'assistance sociale - c'est-à-dire la proportion de la population bénéficiant d'un programme d'assistance sociale mis en place par l'État - s'élevait à 12 %.

Vingt ans plus tard, il a diminué de moitié. En octobre, le taux d'assistance sociale affichait 6,2 %. Un «plancher historique» depuis 1975, soit depuis le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale comptabilise ces données.

Avec des taux d'assistance sociale de 3,7 % et de 4,3 %, les régions de la Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale font belle figure (voir le tableau). 

Pour le ministre Blais, ce portrait reflète la situation du marché du travail à l'échelle de la province. 

En novembre, le taux de chômage indiquait 6,2 %. Le plus bas, encore une fois, depuis les Jeux olympiques de Montréal. «La création d'emplois est bonne dans la plupart des régions.»

Le phénomène du vieillissement de la population a aussi son mot à dire, a-t-il souligné au cours d'un entretien avec Le Soleil. 

C'est connu, le nombre de personnes de 65 ans et plus ne cesse de grimper. Quand un prestataire de l'assistance sociale atteint cet âge vénérable, il passe du côté de la Sécurité de la vieillesse. Il ne relève plus de la responsabilité du Québec, mais du Canada. D'année en année, le nombre de «vieux» prestataires diminue alors que celui de plus jeunes augmente à un rythme plus lent.

Loin du marché du travail

Le ministre reconnaît qu'une bonne proportion des personnes qui se trouvent aujourd'hui sur les rangs des prestataires de l'assistance sociale sont, pour toutes sortes de raisons, encore très éloignées du marché du travail.

Selon lui, les employeurs doivent faire preuve d'ouverture à l'égard de cette clientèle. «Compte tenu de la rareté de la main-d'oeuvre, les employeurs n'ont pas le choix. Ils sont obligés, d'une certaine façon, de recourir à toutes les ressources disponibles.»

Par ailleurs, avec l'adoption du projet de loi 70 et l'instauration du programme Objectif emploi, son ministère aura les moyens pour intervenir rapidement auprès des premiers demandeurs d'aide sociale et leur offrir l'encadrement nécessaire menant à un emploi ou à un retour sur les bancs d'école.

«Il faut intervenir tôt», insiste M. Blais en rappelant qu'il était difficile de convaincre un prestataire de passer à l'action s'il a bénéficié de l'assistance sociale pendant plus de deux ans.

Par ailleurs, François Blais mise sur le Rendez-vous national sur la main-d'oeuvre, qui se tiendra en février, pour déterminer les stratégies qui permettront d'en arriver à pourvoir les 1,4 million de postes qui seront à pourvoir d'ici 2022, et ce, alors que la population en âge de travailler tendra à diminuer.




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