Cannabis récréatif: encore illégal, rappelle Trudeau

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Le propriétaire de l'établissement de Cannabis Culture, Marc Emery

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Au lendemain de l'ouverture hautement médiatisée de «boutiques de pot» récréatif, à Montréal, les premiers ministres Justin Trudeau et Philippe Couillard ont prévenu d'éventuels clients ou vendeurs que la loi n'avait pas encore été changée et, qu'en conséquence, le tout se déroulait encore dans l'illégalité.

Les deux premiers ministres ont été interrogés à ce sujet, vendredi, alors qu'ils donnaient une conférence de presse sur des investissements dans les infrastructures d'enseignement postsecondaire.

Jeudi, deux militants de Vancouver, copropriétaires de la marque Cannabis Culture, sont venus à Montréal pour ouvrir huit boutiques de vente de cannabis à des fins récréatives.

Or, bien que le gouvernement de Justin Trudeau ait annoncé son intention de légaliser l'usage de la marijuana à des fins récréatives, aucune loi en ce sens n'a encore été déposée.

«On n'a pas changé la loi encore. Oui, ça s'en vient. On va le faire, mais on va le faire de la bonne façon. Alors c'est essentiel que les gens comprennent que tant que la loi n'est pas changée, la loi actuelle existe et la vente ou l'achat de la marijuana est illégal», a prévenu le premier ministre Trudeau.

Son homologue québécois Philippe Couillard a renchéri. «La loi n'est pas changée; la loi du pays existe; la loi sera appliquée. Si les installations sont illégales, elles seront l'objet des procédures normales en cette circonstance», a-t-il averti.

Il a repris la comparaison déjà faite avec M. Trudeau quant à la vente de bière et d'alcool, qui est réglementée et encadrée.

Perquisitions à Montréal

D'ailleurs, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a mené des perquisitions dans plusieurs boutiques de Cannabis Culture, vendredi soir. La copropriétaire de la marque, Jodie Emery, a signalé sur les réseaux sociaux que son conjoint Marc, le soi-disant «prince du pot», avait été arrêté.

Le premier ministre canadien a encore une fois justifié son intention de légiférer en matière de consommation de cannabis récréatif.

«On a choisi de réglementer, de contrôler la marijuana pour deux raisons. D'abord, parce qu'actuellement, sous le régime qui existe, nos jeunes ont trop facilement accès à la marijuana et on sait que ce n'est pas une bonne chose. Deuxièmement, on sait que le crime organisé, les gangs de rue font des profits énormes sous le régime actuel de prohibition. Alors, de contrôler, de réglementer la vente de marijuana, ça va être une façon de protéger nos enfants, protéger nos communautés», a-t-il expliqué.

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