Enquête sur les femmes autochtones: une équipe spécifique pour le Québec

«On veut s'assurer qu'on a des gens compétents,... (La Presse)

Agrandir

«On veut s'assurer qu'on a des gens compétents, qui ont les nerfs solides aussi parce que ça ne sera pas facile», prévient Michèle Audette.

La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Fanny Lévesque</p>
Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) L'Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées au Canada comptera dans ses rangs une équipe spécifique pour le Québec qui aura pignon sur rue dans la communauté huronne de Wendake.

Quatre mois après la nomination des commissaires, la structure de l'enquête fédérale chargée de faire la lumière sur les nombreux cas de disparitions et de meurtres de femmes issues des Premières Nations au pays prend peu à peu forme. «C'est important pour nous d'avoir des personnes un peu partout», a expliqué la commissaire, Michèle Audette. 

«Le Québec, avec son côté francophone, nous a amenés à prendre des décisions assez tôt dans le processus de construction [de l'enquête], de dire qu'il fallait qu'on mette en place une équipe pour le Québec à cause de la langue», poursuit l'ex-présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada.

«L'approche de l'enquête est nationale, tout se fait en anglais [...] Alors, on comprenait qu'il fallait avoir un équivalent pour le Québec, tant pour moi comme commissaire, mais pour les Premières Nations qui parlent français comme langue seconde. Aussi, le gouvernement du Québec fait tout en français.»

Le bureau de Wendake sera «le point de rendez-vous» de l'équipe québécoise qui doit être composée de ressources en provenance de l'Abitibi, Gatineau, Montréal et la Côte-Nord. L'Innue engagée de la communauté d'Ekuanitshit près de Havre-Saint-Pierre, Maya Cousineau Mollen, s'est d'ailleurs jointe à la formation, la semaine dernière. 

Les autres nominations sont à venir, précise Mme Audette. À l'échelle nationale, les cinq commissaires sont parvenues à combler la plupart des «postes clés» de la commission, dont les quartiers généraux ont été ouverts à Vancouver en octobre, avec notamment la nomination de Michèle Moreau à la direction générale. 

«On veut s'assurer qu'on a des gens compétents, qui ont les nerfs solides aussi parce que ça ne sera pas facile, prévient Michèle Audette. Il faut écouter toutes les parties, les victimes, les familles et les institutions. On a besoin de gens qui soit ont déjà travaillé ou étudié la question, ou qui ont une expérience personnelle.»

Bientôt le calendrier 

Le calendrier des audiences devrait être connu «en janvier, février», estime Mme Audette, expliquant «sentir» sur le terrain que les familles et les organisations «ont hâte d'entendre parler de nous ou de sentir qu'on fait quelque chose». À ce sujet, la commissaire assure que son équipe «travaille fort» pour «bien faire les choses». 

Il y a un an, le nouveau gouvernement de Justin Trudeau tenait promesse en déclenchant une enquête publique nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées au Canada, dont le nombre est estimé à quelque 1200 en 30 ans.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer