Tchador et identité: Couillard traite Lisée de «tacticien du quotidien»

Aux yeux du premier ministre Philippe Couillard, le chef péquiste Jean-François... (Archives AP)

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Québec

Aux yeux du premier ministre Philippe Couillard, le chef péquiste Jean-François Lisée change d'idée comme il change de chemise: c'est un tacticien du quotidien, incapable d'adopter une position et de s'y tenir, foulant au pied ses propres principes.

C'est la deuxième fois en autant de mois que M. Couillard profite d'une mission à l'étranger pour se livrer à une charge contre le chef de l'opposition officielle.

Vendredi, à Madagascar, lors d'une mêlée de presse en marge du Sommet de la Francophonie, M. Couillard a commenté la position du chef péquiste sur les questions identitaires, notamment sur le tchador, en estimant qu'elle était incohérente et qu'elle reflétait l'incapacité de M. Lisée d'afficher des principes et de s'y tenir.

Selon lui, il change constamment de position, selon l'air du temps, parce qu'il n'a aucune vision à long terme.

En octobre, en mission à Reykjavik, en Islande, au lendemain de l'élection de M. Lisée à la tête du PQ, M. Couillard avait affirmé, dans une charge très dure, que son rival pratiquait un nationalisme d'assiégés et de peureux, proche des partis populistes d'Europe d'extrême droite. Sous sa gouverne, le PQ allait être le parti de l'exclusion, de l'humiliation, de la fermeture et du repli sur soi.

«M. Lisée est un tacticien du quotidien. Il n'est pas capable d'avoir une vision à long terme, de se tenir à un principe», a dit le premier ministre, vendredi.

Il juge que le chef péquiste retourne sa veste sur tous les sujets «aux deux jours». Il a agi ainsi «sans arrêt au cours de sa course au leadership et le fait depuis qu'il est chef du Parti québécois».

La veille, M. Lisée avait annoncé la position de son parti sur les questions identitaires.

M. Couillard a jugé «totalement incohérent» le fait que le PQ propose désormais d'interdire le tchador dans la fonction publique, dans le monde de l'enseignement et les garderies, alors que les députés péquistes ont voté récemment pour l'adoption du principe du projet de loi 62, qui exclut toute forme d'interdiction, en autant que le visage soit découvert pour donner ou recevoir des services de l'État.

«C'est un autre retournement et il y en aura d'autres», a-t-il prédit, à propos de la position du chef souverainiste sur le tchador.

M. Lisée a ajusté son propos sur les questions identitaires, jeudi, en ajoutant à sa position les enseignants et les éducatrices en garderie à la liste des employés de l'État qui devront s'abstenir de porter des signes religieux.

Durant la course à la direction du PQ, M. Lisée avait limité cette interdiction aux seuls fonctionnaires en autorité dont les juges et policiers, tel que recommandé par la commission Bouchard-Taylor en 2008.

Le tchador serait également interdit sans exception.

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