Fort Cartier-Roberval: pas de 2e phase de fouilles pour le 475e de la colonie

Le fort Cartier-Roberval de Cap-Rouge a été découvert... (Photothèque Le Soleil)

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Le fort Cartier-Roberval de Cap-Rouge a été découvert «un peu par hasard».

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(Québec) Il ne sera pas possible de célébrer le 475e de l'implantation de la première colonie française en Amérique sur les hauteurs du cap Rouge comme le souhaitait vivement la Commission de la capitale nationale (CCN) du Québec. Le dossier Cartier-Roberval traîne.

«Il y avait une opportunité. [...] On avait identifié que le 475e pouvait être intéressant à souligner», observe la coordonnatrice, communications et relations publiques de la (CCN), Anne-Marie Gauthier. À un mois de la fin de l'année, force est de constater que la tentative d'implantation de Jacques Cartier et de Jean-François de La Rocque de Roberval, dès 1541, sautera au moins un anniversaire.

Au cabinet de François Blais, ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, l'attaché de presse Simon Laboissonnière confirme que 4 millions $ ont été virtuellement mis de côté dans le budget étatique de 2016 pour continuer la mise en valeur du site. Il ajoute cependant que les «évaluations» se poursuivent pour choisir «le scénario final». Et que ce 4 millions $ n'est pas garanti.

Ces 4 millions $ représentent la moitié de ce qu'avait coûté la première phase des fouilles archéologiques, de 2006 à 2010. «Ces sommes-là ne couvrent pas l'entièreté du projet. [...] Ça couvre une portion» convient Anne-Marie Gauthier. Quel projet? Pour célébrer en grand Cartier-Roberval, la Commission comptait lancer une seconde phase de fouilles de la même envergure que la précédente. En plus, elle aimerait construire un lieu public d'exposition des trouvailles.

Scénarios toujours à l'étude

Voilà pourquoi les «scénarios» sont toujours à l'étude. Et qu'ils le seront encore pour un moment : «Il n'y a pas d'échéancier qui est arrêté. [...] Ce sont des investissements qui sont importants et on veut prendre le temps de bien analyser les impacts financiers», justifie Mme Gauthier.

Jusqu'à maintenant, les archéologues ont retiré environ 6000 artéfacts en creusant 25% du site : des faïences italiennes apportées pour faire du troc, des bijoux, des petits jetons pour jouer, des noyaux d'olives, de la vaisselle, des clous...

Le fort Cartier-Roberval a été retrouvé «un peu par hasard». «C'est dans des fouilles exploratoires avant le projet de la promenade Samuel-De Champlain qu'on a découvert qu'il y avait quelque chose là... Finalement, on a découvert la première tentative de colonie française. C'est un site vraiment d'importance.», indiquait au Soleil Anne-Marie Gauthier au début 2015.

À la demande du roi François 1er, Jacques-Cartier est arrivé en premier en 1541 pour ériger un camp initial. Roberval est débarqué plus tard avec 200, peut-être 500, nobles, femmes, même des repris de justice. Des animaux, aussi. On voulait rester. La troupe de Roberval est demeurée environ un an sur place avant de jeter l'éponge en 1543 et de rentrer outre-Atlantique. Il faudra attendre Samuel de Champlain pour que les Français s'installent à demeure en 1608.

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