Les commissaires fédéraux à la rescousse de Kelley

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Des autochtones jouent du tambour en marge du lancement officiel de l'enquête nationale publique sur les femmes autochtones assassinées ou disparues.

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(Québec) Les commissaires fédéraux assurent que leur enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées se penchera sur les inquiétudes soulevées par les dénonciations de Val-d'Or.

Vendredi encore, malgré de nombreux appels, le ministre québécois des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, a refusé que son gouvernement dédouble le travail fait qui sera fait par la commission d'enquête fédérale. 

Elle aura «les pleins pouvoirs» pour étudier «les causes de violence et les relations entre les communautés et les services de police», a fait valoir M. Kelley. «Nous sommes pleinement conscient qu'il y a une perspective plus large à considérer», a-t-il ajouté. 

Les commissaires d'Ottawa ont prêté main forte au ministre Kelley, vendredi. «La situation à Val-d'Or est exactement le genre de situation qui sera examinée dans le cadre de l'enquête nationale, ont indiqué les commissaires. Les services de police constituent un service gouvernemental essentiel qui relève du mandat de l'enquête.» 

Partis d'opposition

Comme différentes organisations autochtones, les partis d'opposition réclament que Québec mette sur pied sa propre enquête indépendante. «Le gouvernement libéral ne peut pas abdiquer sa responsabilité, a fait savoir Alexandre Cloutier, porte-parole du Parti québécois en matière d'affaires autochtones. Il a le devoir d'aller au fond des choses. Il ne peut pas utiliser le prétexte que le fédéral tient sa propre commission d'enquête car elle n'a pas le même objectif.»

La Coalition avenir Québec plaide aussi en faveur d'une enquête québécoise sur le traitement des autochtones dans le système de justice. «Mettons fin à la détresse humaine, a indiqué Mathieu Lemay, député caquiste de Masson. Les témoignages d'horreur qui jouent en boucle depuis des mois ne doivent pas tomber dans l'oubli.»

La députée solidaire Manon Massé abonde dans le même sens. Elle croit que le gouvernement Couillard n'a «plus le choix». Elle enjoint le premier ministre à ne pas prendre les autochtones pour «des ignorants». «Ils nous demandent depuis un an d'avoir une enquête publique indépendante, et notre réponse c'est: Ce n'est pas un bon moyen, note Mme Massé. Nous sommes qui pour leur dire que ce n'est pas un bon moyen?»

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