«Tout augmente, sauf nos salaires»

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Ils étaient une cinquantaine devant l'Assemblée nationale mardi midi pour réitérer leur revendication du 15$ minimum en ce symbolique 15 novembre.

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(Québec) Les tenants d'un salaire minimum à 15 $ de l'heure maintiennent le cap malgré le refus du gouvernement de consentir cette crue importante.

Ils étaient une cinquantaine devant l'Assemblée nationale mardi midi pour réitérer leur revendication en ce symbolique 15 novembre. Dans le groupe, des membres d'Alternative socialiste, instigatrice de la campagne 15plus.org et planificatrice de l'action de visibilité. Aussi, des militants de Québec solidaire, des représentants de la CSN, des sympathisants de groupes communautaires, une délégation du Collectif pour un Québec sans pauvreté... et plusieurs policiers de l'autre côté de la rue; nous avons compté sept voitures de patrouille.

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«Le gouvernement veut hausser le salaire minimum, mais très peu», a déploré un des organisateurs de la manifestation, André-Philippe Doré (photo), mardi.

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«Le gouvernement veut hausser le salaire minimum, mais très peu», déplore un des organisateurs, André-Philippe Doré. Tant que le taux horaire des plus bas salariés ne permettra pas d'émerger de la pauvreté, il entend maintenir la pression.

«Tout augmente, sauf nos salaires», ajoute sa camarade Émily Gosselin. «C'est maintenant que l'épicerie coûte plus cher, c'est maintenant que les loyers augmentent.»

«On veut une société qui permet aux gens de vivre dignement, pas juste de survivre», enchaîne la présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches de la CSN, Ann Gingras. Selon elle, des gagne-petit se retrouvent dans les banques alimentaires pour pouvoir nourrir leur famille, tandis que la richesse se concentre chez le 1 % des plus fortunés.

Les participants jugent donc qu'il y a assez de richesse pour que l'économie absorbe la hausse de salaire proposée. Que les pertes d'emplois annoncées par le patronat en cas de crue rapide de la rémunération n'auront pas lieu. «Il y a beaucoup d'épouvantails qui sont agités contre le salaire minimum à 15 $», observe le porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Serge Petitclerc. «Mais une personne qui travaille à temps plein devrait sortir de la pauvreté.»

22 000 signatures

Manon Massé, la députée de Québec solidaire, a profité de l'occasion pour annoncer qu'elle déposera de nouvelles signatures à l'Assemblée nationale. Quelque 22 000 citoyens auraient apposé leur nom sur la pétition en faveur de la revendication. «Pas dans 10 ans, pas dans 20 ans. Le salaire minimum à 15 $, on en a besoin tout de suite.»

La ministre du Travail, Dominique Vien, a déjà indiqué que le salaire minimum ne grimpera pas d'un coup à 15 $.

Elle a toutefois mis en branle des consultations au sein de son ministère afin d'évaluer jusqu'à quel seuil elle pourrait l'augmenter sans entraîner des coupes d'emploi. Manon Massé doit d'ailleurs la rencontrer à ce sujet mercredi.

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