Les groupes communautaires augmentent la pression sur Québec

Quelque 1200 groupes communautaires, dont plus ou moins... (fournie par le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste)

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Quelque 1200 groupes communautaires, dont plus ou moins 120 dans la Capitale-Nationale et la Chaudière-Appalaches, ont participé au débrayage, lundi.

fournie par le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste

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(Québec) Les groupes communautaires québécois mettent le gouvernement libéral en garde. S'il ne réinvestit pas dans les services publics et ne rehausse pas leurs budgets, d'autres mouvements de grève pourraient être entrepris.

Déjà, les deux prochaines journées seront le théâtre d'actions d'éclat et de manifestations. Seuls les services essentiels seront assurés dans le réseau communautaire, annonce un des porte-parole du mouvement de contestation dans les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, Vania Wright-Larin.

Et ce sera quoi l'impact réel de votre grève de deux jours, mardi et mercredi? «Les groupes communautaires rendent un grand nombre de services de première ligne», dit-il. Des maisons de jeunes, des centres d'aide pour les locataires lésés, des services d'écoute pour les personnes en crise et des lieux d'accompagnement pour les aînés qui sont seuls, par exemple, seront fermés pour montrer ce qu'accomplit le réseau, ajoute-t-il.

Mais le gouvernement en ressentira-t-il les effets? «Est-ce que le gouvernement se préoccupe de deux journées de grève? J'espère qu'il s'en préoccupe de deux journées de grève parce que ce sera peut-être plus la prochaine fois.»

Les groupes communautaires poursuivent donc les moyens de pression dans l'espoir d'obtenir un financement plus substantiel. À Québec, lundi, des députés libéraux ont eu de la visite!

François Blais est probablement celui qui a eu droit aux plus bruyantes manifestations... Mais le ministre de la Solidarité sociale était retenu à l'extérieur; il n'a donc pas croisé son comité d'accueil en entrant au boulot.

Selon M. Wright-Larin, quelque 1200 groupes communautaires, dont plus ou moins 120 dans la Capitale-Nationale et la Chaudière-Appalaches, participent au débrayage. Ils craignent de devoir mettre la clé sous la porte : «À moyen terme, ce qui est menacé, c'est l'existence de ces groupes-là. [...] C'est un réseau très proche de la population. Ce sont des services qu'on ne peut pas remplacer par des lits d'hôpitaux.»

La CSN appuie les groupes communautaires dans leurs revendications.

Des informations supplémentaires par là : www.communautaireengreve.com.

Le budget n'a pas été réduit, dit Gaétan Barrette

Alors que 1200 groupes communautaires dans l'ensemble du Québec suspendent leurs activités pour dénoncer leur sous-financement, le ministre Gaétan Barrette assure que leur financement «a toujours été au rendez-vous» et n'a pas été réduit, au contraire.

Ces groupes communautaires font la grève ou suspendent des activités, mardi et mercredi afin de protester contre ce qu'ils appellent leur sous-financement chronique, dans un contexte où la clientèle desservie, elle, s'accroît.

Ils demandent un rehaussement de leur financement de l'ordre de 475 millions $, ce qui donnerait un coup de pouce à 4150 organismes.

Certains ne sont carrément pas financés, d'autres ont vu leur subvention non indexée depuis huit ans, a rapporté au cours d'une entrevue, lundi, François Saillant, coordonnateur du FRAPRU (Front d'action populaire en réaménagement urbain - qui fait la promotion du logement social et défend le droit au logement).

Le ministre de la Santé et des Services sociaux n'a pas semblé ébranlé par les revendications de ces groupes. «Je comprends que comme toute organisation de quelque nature que ce soit, tout le monde veut toujours plus d'argent, mais il y a des arbitrages qui doivent être faits», a lancé le ministre Barrette.

«Nous n'avons pas réduit le financement des organismes communautaires, nous l'avons toujours augmenté à la hauteur du budget à chaque année», a pris soin d'ajouter le ministre de la Santé.

En fait, ces groupes n'ont jamais affirmé que leur subvention avait été abaissée, mais ont soutenu qu'ils étaient sous-financés. Dans certains cas, il n'y a eu qu'une indexation partielle au coût de la vie, dans d'autres, il n'y a carrément pas eu d'indexation de la subvention reçue.

Plusieurs groupes, notamment ceux qui viennent en aide aux femmes en difficulté, disent recevoir une clientèle qui leur échoit à cause des compressions budgétaires cumulatives dans les services publics.

À Québec, l'opposition officielle a dit soutenir le combat des organismes communautaires pour être financés plus adéquatement.  La Presse canadienne

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