Conciliation travail-famille? Plutôt un marathon quotidien!

Travail et enfants en bas âge sont difficiles à conjuguer avec épanouissement... (123RF/sudowoodo)

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(Québec) Travail et enfants en bas âge sont difficiles à conjuguer avec épanouissement personnel pour les parents québécois. La moitié a l'impression de courir sans arrêt et près de 60% jugent ne pas avoir assez de temps pour eux-mêmes, révèle une nouvelle étude de l'Institut de la statistique du Québec.

Dans Les défis de la conciliation travail-famille chez les parents salariés, les statisticiens nous apprennent notamment que 50 % des salariés parents de petits de 0 à 5 ans «ont souvent ou toujours l'impression de courir toute la journée pour faire ce qu'ils ont à faire». Le repas du soir arrivé, plusieurs tombent sur leur chaise: «37% ont mentionné être souvent ou toujours épuisés lorsqu'arrive l'heure du souper».

Dans le marathon quotidien, difficile de libérer des moments de recueillement et de ressourcement, lit-on. «56% des parents n'ont jamais ou rarement l'impression d'avoir suffisamment de temps libre pour eux.» Et près du tiers jugent ne pas avoir assez de temps pour s'occuper de la progéniture.

Qui à l'impression de manquer le plus de temps ? Maman ou papa ? Les mères.

Les chercheurs ont aussi remarqué que les parents détenant un diplôme universitaire, d'un côté, et ceux dont le revenu ne permet pas de subvenir aux besoins de base de la famille, de l'autre, sont les deux groupes les plus susceptibles de «ressentir un niveau plus élevé de conflit travail-famille».

Les auteurs ajoutent : «On observe de nombreux liens entre une conciliation travail-famille plus difficile et certains aspects de la vie des parents. Les pères et les mères vivant un niveau de conflit travail-famille élevé ont une plus grande probabilité de se considérer en moins bonne santé, d'avoir un sentiment d'efficacité parentale plus faible et d'avoir un sentiment de satisfaction parentale plus faible.»

Crier contre les enfants

Le surmenage des parents marathoniens a également un impact sur les héritiers: «Les parents salariés dont le niveau de conflit travail-famille est considéré comme élevé sont aussi plus enclins que les autres à crier, élever la voix ou se mettre en colère au moins une fois par jour contre leurs enfants de 0 à 5 ans et à perdre patience au moins quelques fois par semaine lorsque leurs enfants demandent de l'attention.»

Et plus le conflit entre le travail et la famille est grand, moins les parents jouent avec leurs enfants.

L'étude est fondée sur des données de 2015.

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