De l'oxygène pour les services publics

Des réinvestissements dans les services directs à la... (La Presse canadienne, Jacques Boissinot)

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Des réinvestissements dans les services directs à la population sont l'une des mesures contenues dans la Mise à jour économique et financière que livrera mardi le ministre Carlos Leitão.

La Presse canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Les réinvestissements dans les services directs à la population - dans les domaines de la santé et de l'éducation, notamment - qu'annoncera mardi le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão, totaliseront quelque 500 millions $ par année, selon des informations du Soleil.

Ces 500 millions $ se matérialiseront lors de l'année fiscale 2017-2018, celle débutant le 1er mars prochain. Des réinvestissements dans les services publics seront aussi annoncés pour l'année en cours, c'est-à-dire pour l'année financière courant jusqu'en mars. En santé, ils iront notamment aux soins à domicile.

Puisqu'elle sera récurrente, cette injection de fonds de quelque 500 millions $ dans les services directs à la population sera au moins de même hauteur en 2018-2019 et les années suivantes, selon le plan gouvernemental.

Toutefois, en incluant des sommes supplémentaires destinées notamment aux infrastructures, les réinvestissements totaux de l'État devraient s'élever à 2,2 milliards $ sur trois ans, toujours d'après nos informations.

Ces réinvestissements sont l'une des mesures contenues dans la Mise à jour économique et financière que livrera le ministre Carlos Leitão. L'exercice contiendra plusieurs autres éléments. Il devrait être question de développement régional, entre autres.

Outre les réinvestissements dans les services publics, M. Leitão annoncera que l'abolition totale de la «contribution santé» - la «taxe santé» dans le langage courant - sera devancée d'une année. Plus personne ne la paiera à partir du 1er janvier 2017. Elle aura donc complètement disparu des déclarations de revenus du printemps 2018 pour tous les contribuables.

Au gouvernement, on estime que cette abolition, ainsi que le crédit d'impôt aux travailleurs d'expérience et le «bouclier fiscal» destiné aux moins nantis équivaudront à un allègement fiscal de près d'un milliard de dollars par année pour les particuliers.

On souligne que les surplus enregistrés depuis l'atteinte du «déficit zéro», et ceux anticipés, permettent à la fois de baisser les impôts, de réduire la dette totale du Québec (à travers le Fonds des générations) et d'investir à nouveau dans les services publics.

«Des eaux plus tranquilles»

«Trop peu, trop tard», devraient s'écrier les partis d'opposition. N'empêche que c'est le moment qu'attendait et qu'espérait le gouvernement depuis longtemps.

En janvier, afin de réaffirmer le bien-fondé des compressions menées depuis son élection, Philippe Couillard avait précisé que son gouvernement allait continuer «de gérer les finances publiques de façon rigoureuse». La rigueur allait demeurer.

Mais, «aujourd'hui, disait-il, nous voyons la destination. Nous avons passé le cap qui donne accès à des eaux plus tranquilles. Nous avons maintenant de l'oxygène pour nous occuper encore davantage des vraies affaires.»

Ces injections de fonds sont rendues possibles, répète-t-on, grâce à l'atteinte de l'équilibre budgétaire et à l'apparition de surplus. Pour l'année 2015-2016, ils devraient s'élever à quelque 2 milliards $, une fois les versements au Fonds des générations effectués, confirmera-t-on mardi.

Les surplus de l'an dernier sont placés dans une «réserve de stabilisation». Par effet mécanique, ils permettent au gouvernement de se dégager une capacité d'action immédiate; et d'agir, donc, avant la présentation du grand budget 2017-2018 du printemps prochain.

Sans évoquer la moindre somme et sans s'ouvrir sur un quelconque échéancier, le premier ministre a indiqué récemment que son gouvernement devait investir davantage en santé mentale, pour les personnes âgées, dans les CHSLD et dans les soins à domicile. Le grand secteur de la santé et des services sociaux commande à lui seul un budget annuel d'environ 30 milliards $.

Legault insiste pour des baisses d'impôt

Le premier ministre Philippe Couillard «doit réparer les dégâts de ses deux premières années» avec la mise à jour économique de mardi, estime le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault. Le caquiste souhaite avant tout une baisse d'impôt de 500 $ par contribuable, soit 1000 $ par famille.

«C'est non négociable», a-t-il réitéré dans un communiqué publié dimanche. Le deuxième parti d'opposition propose de piger l'argent dans les surplus versés au Fonds des générations.

La CAQ réclame aussi un «réinvestissement dans l'aide aux enfants aux prises avec des difficultés d'apprentissage». Elle dit espérer que le ministre des Finances, Carlos Leitão, présente «un plan économique ambitieux pour enfin relancer les investissements des entreprises».

M. Legault invite finalement le premier ministre Couillard «à faire preuve de compassion» envers les aînés qui vivent dans les CHSLD en haussant le 2 $ par repas inscrit au budget pour le faire passer à 4,14 $. Le député caquiste de Lévis, François Paradis, a d'ailleurs formulé cette demande en conférence de presse dimanche.  Avec Valérie Gaudreau

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