La CAQ veut doubler le budget des repas en CHSLD

Le député de Lévis, François Paradis, a dénoncé... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le député de Lévis, François Paradis, a dénoncé dimanche que le budget alloué à l'achat de denrées alimentaires se chiffre en moyenne à 2,14 $ par repas, soulignant que ce montant dégringole jusqu'à 1,35 $ dans certains établissements.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) La Coalition avenir Québec (CAQ) demande de faire passer de 2,14 $ à 4,14 $ le budget moyen octroyé par repas pour l'achat d'aliments dans les CHSLD. Le manque de financement entraîne un problème de dénutrition qui peut toucher jusqu'à 60 % des aînés, clame la FADOQ.

Le député caquiste de Lévis, François Paradis, a fait cette requête dimanche à 48 heures d'une mise à jour économique du ministre des Finances du Québec. «La principale question qui touche les gens quand je visite les CHSLD est celle de l'alimentation. C'est un problème qui est constamment rapporté, lance le porte-parole de la seconde opposition en matière d'aînés et de santé, précisant que le coût d'un repas est parfois aussi peu que 1,35 $ par endroit.

Il rappelle aussi le fameux épisode des «patates en poudre» servies dans les résidences, une illustration du manque de ressources financières. La situation avait été dénoncée en juin par la CAQ et des groupes de défense des aînés. M. Paradis indique que le sous-financement oblige aussi des résidences à exclure de leur menu certains aliments en raison de la hausse des prix du panier d'épicerie.

«L'Ordre des diététistes affirmait que le coût moyen par repas pour l'achat d'aliments devrait être à 3,05 $, en calculant seulement l'indexation. Nous, on va au-delà, en demandant 4,14 $ par repas», précise le député. Cette hausse équivaut à un réinvestissement de 23 millions $ par année pour les quelque 40 000 résidents des CHSLD du Québec. 

Finalement, M. Paradis souhaite que le gouvernement libéral élabore une véritable politique alimentaire avec l'embauche de diététistes qui pourraient établir des normes nutritionnelles et dépister les cas de dénutrition, qui peut toucher jusqu'à 60 % des résidents. Selon lui, l'Ontario serait déjà en avance sur le Québec en cette matière.

Du gavage

La porte-parole de la FADOQ, Caroline Bouchard, appuie la CAQ dans ses demandes, notamment pour mettre fin à ce qu'elle appelle une méthode d'alimentation qui «s'apparente au gavage» à cause du manque de personnel d'aide au repas. 

«Imaginez un homme de 82 ans qui se retrouve dans un CHSLD à la suite d'un AVC et déraciné de son milieu. On lui demande en plus de manger ses repas en six minutes top chrono. Et ce n'est pas de la fiction», s'indigne-t-elle.

Déjà, en 2014, la FADOQ avait demandé un réinvestissement dans le réseau des CHSLD. Pour l'organisme de défense des droits des aînés, il est temps de «sonner l'alarme de la dénutrition». Le sous-financement actuel a un coût sur la santé des résidents et entraîne une hausse des sommes liées aux soins de santé.

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