Des bourses d'études pour s'être libérés des drogues

Tous trois âgés de 19 ans, Cédric Hamel, Marianne Aubichon... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Tous trois âgés de 19 ans, Cédric Hamel, Marianne Aubichon et Bernard Fortin font partie des 81 finissants du centre Portage qui se sont libérés cette année de leur dépendance aux drogues.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) D'ici quelques années, le Québec comptera un conseiller en vente, un intervenant jeunesse et une technicienne en biotechnologie de plus dans ses rangs. Tous d'ex-adolescents toxicomanes qui poursuivent maintenant leurs rêves.

Comme à chaque automne, le centre Portage tenait dimanche au Grand Théâtre de Québec une fête de la reconnaissance pour 81 finissants qui se sont libérés cette année de leur dépendance aux drogues. Mais en plus de leurs diplômes, ces adolescents ou jeunes adultes ont reçu pour la première fois cette année des bourses d'études.

«Cet argent-là va faire la différence, c'est sûr», témoigne Marianne Aubichon, 19 ans, qui a commencé sa technique en biotechnologie en septembre. Pour elle, la bourse qui peut atteindre 1500$ est une véritable récompense pour les efforts qu'elle a mis pendant ses six mois de cure au centre Portage de Saint-Malachie, et l'année de sobriété qui s'en est suivie.

Le directeur du centre Portage de Saint-Malachie Serge Comeau explique que ce nouveau programme de bourses permettra de donner un «coup de pouce» aux jeunes tout en les motivant, car la moitié du montant est donné au début d'un programme d'études, et l'autre moitié à la fin, lorsque celui-ci est réussi.

«On a créé des incitatifs pour les études, car le but de Portage, ce n'est pas d'avoir un jeune qui va rester chez lui à rien faire après», explique M. Comeau.

L'argent nécessaire à la mise sur pied de ce programme a été recueilli lors de la Grande Traversée du Saint-Laurent à la nage, une initiative du député de Lévis Steven Blaney.

Une «tape dans le dos»

Pour Bernard Fortin, 19 ans, la bourse est une «tape dans le dos». Celui qui est inscrit dans un diplôme d'études professionnelles en vente-conseil ambitionne de poursuivre au cégep en gestion de commerce.

Pourtant, quand il est entré à Portage, il y a un peu plus d'un an, c'était la débandade totale. «J'ai perdu ma job, j'ai perdu ma blonde, j'ai quitté l'école. J'avais l'impression que tout mon monde s'écroulait», raconte-t-il.

Mais il s'est tranquillement reconstruit, avec l'aide des autres jeunes. «Souvent, quand on entre là-bas, on a un gros défi d'autorité. Alors ça fonctionne mieux quand c'est d'autres jeunes, qui sont là depuis plus longtemps que toi, qui te donnent des conseils», explique Bernard Fortin.

Aussi âgé de 19 ans, Cédric Hamel veut redonner au suivant en devenant intervenant jeunesse. «Je veux connaître ce que c'est, le sentiment de fierté d'avoir été là pour quelqu'un, de l'avoir aidé», raconte-t-il en se souvenant d'une intervenante en délinquance de son école qui l'a poussé à se prendre en main. «Et vu que je suis passé par là, je pense être à la bonne place pour en parler.»

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