Julie Snyder propulsée par le «chouchou du directeur»

Julie Snyder était de passage au colloque Femmessor... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Julie Snyder était de passage au colloque Femmessor 2016, mercredi, à Québec, où elle a raconté son ascension professionnelle devant une salle bondée de 300 entrepreneures.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Femme d'affaires, productrice et animatrice, Julie Snyder a forgé ses premières armes à la télévision en 1986 après que le «chouchou du directeur» l'eut choisie pour qu'elle l'accompagne à une audition pour une émission télévisée. Aujourd'hui, elle ne manque pas de le remercier lorsqu'elle dresse un bilan de sa carrière.

Mme Snyder était de passage à Québec, mercredi, pour une rare fois depuis son voyage aux Îles-de-la-Madeleine, où elle avait été prise en filature par un enquêteur. L'affaire a d'ailleurs fait couler beaucoup d'encre au cours des derniers mois.

«Je ne vois aucun homme avec une casquette», a-t-elle dit d'entrée de jeu avec humour devant une salle bondée de 300 entrepreneures à l'occasion du colloque Femmessor 2016. «S'il y a des enquêteurs qui veulent me suivre, bien, je suis ici, et après vous pouvez toujours me suivre sur Facebook ou Twitter», a-t-elle ajouté.

Visage bien connu des téléspectateurs, Mme Snyder a passé une partie de sa carrière à jongler entre différentes chaises, animatrice, maman, productrice, femme d'affaires et femme de politicien. Celle qui est née le 6 août 1967 a amorcé son parcours en 1986 comme chroniqueuse à l'émission 13-16 diffusée au canal communautaire. En 1989, pour une première fois, elle a animé seule une émission, soit Sortir à TQS.

«J'ai commencé dans le domaine à 16 ans. Je n'avais aucun contact dans le milieu de la télé. Mon père était courtier d'assurance et ma mère technicienne médicale. Je rêvais en secret de faire de la télévision. [...] Tout le monde me disait que je ne serais pas capable», raconte celle qui n'avait pas l'intention de baisser les bras.

Voyant les bonnes notes scolaires de leur fille, les parents de Mme Snyder espéraient plutôt qu'elle devienne avocate. «Aujourd'hui, c'est vrai que cela aurait été utile», rigole la femme d'affaires, faisait allusion à sa séparation avec l'ancien chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.

Baptême de la caméra

Le baptême de la caméra s'est produit pour Mme Snyder alors qu'elle était au secondaire. Elle doit d'ailleurs en partie sa carrière à celui qui était à l'époque le «chouchou du directeur».

«En secondaire cinq, il y avait un garçon qui était un peu le chouchou du directeur. Il se faisait un peu écoeurer. Je trouvais cela épouvantable. [...] Un jour, le directeur de l'école a reçu un appel de Monique Gignac, qui cherchait des jeunes pour une émission de télévision. Évidemment, le directeur a appelé son chouchou et il lui a dit de se choisir une compagne. Et il m'a choisie, car je l'avais aidé à récupérer ses notes de cours. Je dois ma carrière au fait qu'il m'ait choisi pour aller passer une audition», affirme Mme Snyder, indiquant que parfois en affaires les meilleurs contacts sont ceux qu'on ne cherche pas à se faire.

L'animatrice multiplie par la suite les apparitions au petit écran, notamment à l'émission L'enfer, c'est nous autres sur les ondes de la SRC et Le poing J au réseau TVA. En 1997, elle démarre sa propre compagnie, Productions J. La société réalise plusieurs émissions, entre autres Dans ma caméra, Star Académie, Occupation double et La voix. Elle réalise également plusieurs DVD de Céline Dion. L'animatrice débarque aussi en France avec son propre talk-show.

«Devenir productrice ne s'est pas faite du jour au lendemain. J'ai tranquillement pris de l'assurance et j'ai appris à ne pas avoir honte de ne pas connaître quelque chose», indique Mme Snyder, qui anime Le banquier depuis 2006. D'ailleurs, l'animatrice souligne que le poste avait été offert à l'humoriste Martin Matte en premier. «J'étais comme le bouche-trou, mais je suis super contente. J'étais le deuxième choix, ce n'est pas grave, j'ai fait 12 saisons.»

En 2015, Mme Snyder cède le volet télé de Productions J. L'entreprise comptait une quarantaine d'employés permanents. Elle en compte aujourd'hui une vingtaine.

Après plus de 30 ans dans le domaine du public, la femme d'affaires estime avoir toujours peur de décevoir. «Lorsqu'on est entrepreneur, on a toujours peur de décevoir. C'est typiquement féminin. On a toujours peur d'être une imposteur. J'ai encore ce syndrome-là», dit-elle, conseillant aux femmes que pour réussir dans la vie, il faut savoir mettre «son ego de côté et ne pas avoir peur de passer pour une folle. Il vaut mieux passer pour une folle que passer à côté! [...] Le ridicule ne tue pas, sinon je serais vraiment dans une urne en ce moment», conclut-elle.

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