Économie au secondaire: plaidoyer pour un cours pragmatique et accessible

Égide Royer, psychologue et professeur titulaire associé à... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Égide Royer, psychologue et professeur titulaire associé à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval, insiste sur le fait que de plus en plus de jeunes ont notamment accès au crédit et qu'il est primordial de leur apprendre les notions de base afin qu'ils puissent se débrouiller adéquatement.

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(Québec) Un cours d'économie au secondaire serait tout à fait nécessaire, croit le psychologue et professeur titulaire associé à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval Égide Royer, mais il ne doit pas être enseigné qu'à des élèves qui terminent leur parcours secondaire.

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, a indiqué la semaine dernière son intention de rendre obligatoire dès la rentrée 2017 un cours d'économie à la fin du secondaire pour tous les étudiants du Québec. Il y a quelques années, un cours d'économie était offert au secondaire, mais il a été aboli en 2009.

Égide Royer, qui enseigne depuis une quarantaine d'années, reconnaît qu'il est important que le ministère de l'Éducation offre un cours de base en économie aux élèves québécois, un peu comme celui sur l'éducation sexuelle qui était dispensé il y a quelques années. «C'est important et il faut le faire; mais il faut s'assurer que ce cours soit enseigné à l'ensemble des jeunes.»

Enseigner les notions de base

L'expert insiste sur le fait que de plus en plus de jeunes ont notamment accès au crédit et qu'il est primordial de leur apprendre les notions de base afin qu'ils puissent se débrouiller adéquatement, en citoyens qui posent des gestes économiques. «Il faut enseigner des choses pragmatiques, pas faire un cours sur ce qu'est l'économie ou apprendre la courbe de l'offre et de la demande», a-t-il expliqué au Soleil. À son avis, des notions qui ont trait au logement ou à l'utilisation du crédit sont primordiales.

Selon des données dont il a eu connaissance récemment, M. Royer remarque qu'au Québec, 33% des garçons et 24% des filles qui fréquentent les écoles publiques n'obtiennent pas de diplôme d'études secondaires après sept années sur les bancs d'école. D'où l'importance, argue-t-il, pour le ministre de s'assurer que tous les élèves québécois suivent ce cours durant leur passage au secondaire. Sinon, «on risque d'échapper les plus vulnérables».

Le professeur se demande également quand ce cours d'économie sera offert, alors que la grille horaire des étudiants est déjà bien remplie. «Ce n'est pas évident... Je ne sais pas où ils vont le mettre», a-t-il souligné. Il remarque que le ministère a récemment augmenté à deux le nombre de cours d'éducation physique imposés aux élèves, une décision qui accroît le nombre de cours obligatoires.

L'Ontario, qui a entamé une vaste réforme de son système d'éducation au début des années 2000, affiche désormais un taux de diplomation au secondaire de 85%, lequel augmente même à 92% chez les francophones. Au Québec, depuis une quinzaine d'années, M. Royer indique que la proportion varie autour de 72%.

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