Aide à mourir: le diocèse de Québec offre le ciel pour tous

«L'Église catholique accompagne les personnes à toutes les... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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«L'Église catholique accompagne les personnes à toutes les étapes de la vie. Je n'envisage pas de directives qui auraient pour but de refuser cet accompagnement ou encore l'accès au sacrement des malades et à la célébration des funérailles» a noté sur sa page Facebook Mgr Gérald Cyprien Lacroix.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Les catholiques du diocèse de Québec qui envisagent l'aide médicale à mourir peuvent se rassurer : le cardinal Gérald Cyprien Lacroix n'a pas l'intention d'imiter certains évêques de l'Ouest canadien qui refusent les derniers sacrements et des funérailles religieuses aux personnes qui ont fait ce choix.

«L'Église catholique accompagne les personnes à toutes les étapes de la vie. Elle le fait en mode dialogue avec toute personne et toute famille qui souhaitent être accompagnées. Je n'envisage pas de directives qui auraient pour but de refuser cet accompagnement ou encore l'accès au sacrement des malades et à la célébration des funérailles», a écrit jeudi l'archevêque de Québec sur sa page Facebook au moment où il assiste à l'assemblée plénière des évêques canadiens à Cornwall.

Six évêques de l'Alberta et des Territoires du Nord-Ouest ont remis le 14 septembre des directives à leurs prêtres dans la foulée des nouvelles lois permettant l'aide médicale à mourir. Ils y indiquent qu'il ne sera pas possible de célébrer des funérailles chrétiennes au lendemain du décès des malades qui font connaître publiquement leur volonté de mettre fin à leurs jours par euthanasie ou suicide assisté. Ces évêques demandent aussi de refuser l'onction des malades à ces personnes.

Petit groupe

En entrevue avec Le Soleil, le vicaire général du diocèse de Québec, l'abbé Marc Pelchat, a indiqué qu'il ne s'agissait que d'un petit groupe d'évêques de l'Ouest canadien et que chaque évêque demeure toujours responsable de son orientation pastorale.

«L'Église catholique est bien sûr opposée à l'euthanasie et favorise les soins palliatifs et la cessation de traitement. En même temps, elle ne rejette pas les gens qui font d'autres choix. Nous accompagnons les gens dans toutes les situations de leur vie», a expliqué l'abbé Pelchat.

Il a précisé que les évêques du Canada réfléchissaient beaucoup à la question depuis lundi, avec notamment le passage de l'évêque d'Utrecht, aux Pays-Bas, venu les entretenir de la situation avec l'aide médicale à mourir déjà bien implantée dans son pays.

«Il s'agit d'une question nouvelle à laquelle il faut réfléchir. On ne veut pas faire la promotion de l'aide médicale à mourir, mais la position de ces six évêques de l'Ouest n'est pas celle de l'évêque de Québec. Et je pense qu'eux aussi [les six évêques de l'Ouest] peuvent encore évoluer dans leur position», a repris le vicaire général de Québec.

Aucune pression

L'abbé Pelchat ajoute que le diocèse de Québec ne propose pas non plus à ses prêtres «d'implorer avec délicatesse et fermeté la personne malade de renoncer à [l'aide médicale à mourir]» comme le fait le «groupe des six» évêques de l'Ouest canadien.

«Nous n'exerçons pas de pression indue sur les personnes pour faire valoir notre point de vue. Tout est dans le cas par cas et nous voyons plutôt notre approche pastorale comme une approche de dialogue. C'est cela que nous voulons inculquer à nos prêtres», conclut l'abbé Pelchat.

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