Méthode de la classe inversée: des vidéos plutôt que des devoirs

Le professeur Éric Tremblay, en compagnie de deux... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le professeur Éric Tremblay, en compagnie de deux de ses élèves Élie et Kiara, a expliqué le principe de la classe inversée: une méthode d'enseignement qui repose sur des capsules vidéo afin d'alimenter la discussion dans sa classe.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Prof extraverti, Éric Tremblay tourne des capsules vidéo pour vulgariser sa matière depuis quatre ans. Au lieu de noircir des cahiers d'exercices comme devoir le soir, ses élèves de sixième année regardent sa vidéo et écrivent leurs questions et commentaires dans un blogue. Le tout prépare à la discussion du lendemain en classe.

«La classe inversée, c'est une des approches qui va amener l'élève à réfléchir davantage à ce qu'il fait, à ce qu'il comprend et à ce qu'il ne comprend pas», lance M. Tremblay, lors de sa conférence au 69e congrès de l'Association canadienne d'éducation de langue française (ACELF), qui se tient à Québec jusqu'à samedi.

Et ça marche. Dans sa classe de l'école Alexander-Wolff, à Shannon, tous ses élèves vont regarder leur vidéo du jour, dans laquelle ils retrouvent souvent un peu d'humour, sur le site monsieureric.net. «Tant et aussi longtemps que les élèves sont actifs dans une pratique, elle est gagnante. Le jour où ils se désengagent, il faut que je revoie mon enseignement», croit M. Tremblay.

Selon lui, la vidéo rejoint les jeunes friands des écrans. Contrairement à un enseignement traditionnel en classe, l'élève peut faire rejouer un segment qu'il a mal compris ou arrêter le visionnement quand il le veut.

Pour être efficace, l'écoute de la vidéo doit toutefois être suivie d'une démarche d'écriture dans le blogue, croit l'enseignant. «Avec les médias sociaux, les jeunes aiment s'exprimer, ils veulent le faire. Ils veulent prendre leur place et ça peut être fait de façon très saine, si, je pense, il y a un premier pas de fait sur une plateforme d'échange comme celle-là.»

Élie, une de ses élèves qui lui a donné un coup de main avec sa conférence, acquiesce. «C'est plus facile de comprendre en vidéo qu'une phrase sur un cahier. C'est mieux expliqué par un être humain.»

Éric Tremblay constate qu'il est à Québec un pionnier de cette façon d'enseigner, qui gagne de plus en plus d'adeptes. «Quand je parlais de ça et de mes autres idées marginales, dérangeantes à l'Université Laval, il y a 10 ans, ils voulaient me mettre dehors. Maintenant on m'invite dans les congrès!» s'est exclamé le prof, faisant rire son auditoire.

Pas une recette magique

Il avertit toutefois que la classe inversée n'est pas «une recette magique» pour favoriser la réussite et le développement des compétences. «C'est un outil parmi d'autres», dit celui qui ne se considère pas comme un expert dans le monde numérique.

Dans la classe de monsieur Éric, il y a d'ailleurs un mur rempli de livres, un sac d'entraînement, un coin isolé de type «salon» avec un divan, des affiches de superhéros et beaucoup de bois, évoquant une ambiance de chalet.

C'est par les jeux, les mises en situation, la responsabilisation de ses élèves et la lecture, beaucoup de lecture, qu'Éric Tremblay arrive à ses fins.

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