Les policiers se réjouissent de la réouverture à temps plein du SQUAT

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Le Squat Basse-Ville vient en aide aux jeunes fugueurs.

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(Québec) La réouverture 24 heures sur 24 et sept jours sur sept du Squat Basse-Ville réjouit la police de Québec qui voit un allié de taille dans ce refuge pour les jeunes fugueurs ou itinérants.

«C'est de la musique à nos oreilles», a lancé Gino Lévesque, commandant d'arrondissement à la police de Québec.

«Être ouvert 24 heures sur 24 vient se mettre au diapason des services d'urgence. Quand une crise éclate dans une famille, personne ne choisit le moment où ça arrive. Ils vont être là pour nous supporter», a poursuivi M. Lévesque. Le policier a assisté mardi à la conférence de presse des responsables du Squat officialisant le retour, depuis le 5 septembre, à un horaire à temps plein pour le refuge qui offre hébergement, soutien et repas aux jeunes en crise.

L'établissement de la rue Notre-Dame-des-Anges dans le quartier Saint-Roch a repris cet horaire grâce à une subvention de 190 000 $ provenant conjointement de Centraide, de la Ville de Québec et de quatre fondations privées.

Cette somme a permis l'embauche d'intervenants qui assurent maintenant une présence jour, soir et nuit, a dit la directrice générale du Squat, Véronique Girard.

Une bouffée d'air frais pour l'organisme qui émerge d'une importante crise financière qui durait depuis 2013. Relations tendues entre la Ville et l'ancienne direction, retrait d'une subvention provinciale et divers problèmes avaient mené à une baisse des heures d'ouverture.

Bruno Marchand, président et directeur général de Centraide... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé) - image 4.0

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Bruno Marchand, président et directeur général de Centraide Québec et Chaudière-Appalaches, a souligné que les investissements représentaient 89 % du montant recueilli lors de la dernière campagne de financement.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Prévention

Mardi, tous ont souligné le caractère préventif de l'accueil fait à ces jeunes de 12 à 17 ans qui ont pris la clé des champs, souvent au détriment de leur santé et de leur sécurité.

Pour le commandant Gino Lévesque, le rôle du Squat permet d'éviter bien des situations potentiellement criminelles. «Ces jeunes peuvent aussi devenir la cible de gens qui veulent les exploiter», a-t-il souligné.

La directrice générale, Véronique Girard, a aussi expliqué le travail spécial qui sera effectué auprès des jeunes de 17 ans qui approchent la majorité. L'organisme veut les aider à se préparer à la vie adulte sur le plan du réseau social, de l'emploi et du logement.

Le président et directeur général de Centraide, Bruno Marchand, a pour sa part livré un plaidoyer sur l'importance de travailler dans un but commun. «Pour moi, l'annonce d'aujourd'hui est plus que l'annonce d'un nouveau service. C'est la capacité d'une communauté à travailler ensemble pour n'abandonner personne.»

Chantal Gilbert «ancienne délinquante»

La conseillère municipale Chantal Gilbert a profité de la conférence de presse au Squat Basse-Ville pour confier avoir eu une adolescence plutôt mouvementée. «Étant une ancienne délinquante moi-même, j'aurais bien aimé avoir eu une main tendue comme celle du Squat lorsque j'avais 16 ans», a dit l'élue du district Saint-Sauveur-Saint-Roch. «Ça m'aurait peut-être aidé à faire des meilleurs choix, plus rapidement», a poursuivi l'élue d'Équipe Labeaume et responsable du développement social. Finalement, celle qui est aussi une artiste coutelière réputée s'en est plutôt bien sortie. «J'ai fini par faire des bons choix, mais disons que j'ai travaillé peut-être un peu plus fort parce que j'étais un peu seule avec moi-même là-dedans», a-t-elle expliqué au Soleil. La Ville de Québec a versé cette année 20 000 $ au Squat Basse-Ville.

Une pensée pour les autres...

À l'heure des réjouissances, le président du conseil d'administration du Squat Basse-Ville, David Gaudreault, a eu une pensée mardi pour ses collègues des autres organismes communautaires qui, eux, restent en situation précaire. «Si on peut se réjouir que le Squat se soit sorti la tête de l'eau, il ne faut pas oublier que d'autres organismes n'ont pas eu la chance d'obtenir ce même financement, notamment en raison de l'insuffisance du financement public», a dénoncé le jeune président. Jeudi, le travail de M. Gaudreault, arrivé à la présidence en pleine tourmente, a été souligné comme ayant largement contribué à la remise sur les rails de l'organisme qui avait dû couper ses heures d'ouverture après une crise financière en 2013.

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