Michel Laplante: «Je viens d'avoir un mulligan»

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(Québec) Son retour en ville s'était fait dans la discrétion la plus complète, mercredi. À l'abri des regards, Michel Laplante a assisté à l'hommage réservé à Roberto Bissonnette avant le premier match de la série entre les Capitales de Québec et les Boulders de Rockland. Aucune publicité, aucune mention à personne. L'heure était au recueillement.

«Je pense être en parfaite santé, même si le look ne le démontre pas. Il n'y a rien de cassé, même pas une dent ou un ongle, mais j'ai le coeur fendu en deux», disait-il en fin d'après-midi, jeudi, dans un point de presse au Stade municipal.

Points de suture sur la tête, visage tuméfié et regard triste, la première pensée du président des Capitales allait aux familles affectées par le décès de ses deux amis dans l'accident d'hélicoptère survenu dimanche. Il remerciait aussi tous ceux lui ayant transmis des mots d'encouragement.

«Ce n'est pas évident de faire l'équilibre entre le bonheur d'être en vie et la déception de perdre deux amis. J'ai hâte de serrer les familles dans mes bras, leur dire que leurs garçons ne pouvaient pas être plus heureux. Je vais le faire dans les prochains jours, mais il y a un processus de mon côté, il y a un malaise, car je viens d'avoir un coup de chance. Je viens d'avoir un mulligan», avouait le grand sportif à propos de ce coup de départ de la deuxième chance que se donnent certains golfeurs.

«J'aimerais raconter ce qui s'est passé, mais la vérité est courte : il s'agit de trois personnes qui sont heureuses au maximum. Tu voles, tu t'assoupis un peu devant un décor parfait, puis c'est le choc le plus sec que j'ai vécu. Après, il y a 20 secondes de black-out total, peut-être 30, 40», expliquait celui qui venait de vérifier le score du match que les Capitales disputaient à Ottawa ce jour-là avant de s'endormir. Ensuite, boom!

«Pendant une seconde, je me suis demandé si c'était la fin. Une autre seconde, je me suis dit : non, tu vas t'en sortir. Après pouf, c'est le black-out. Je me suis retrouvé sur le dessus d'un morceau d'hélicoptère, quelqu'un m'a demandé mon nom, j'ai demandé où j'étais.»

Sauveteurs et pompiers l'ont pris en main, l'ont ramené sur la rive, tracé un sentier dans le bois pour le transporter à l'hôpital. Pendant son séjour au centre hospitalier, il a rencontré ces gens venus à sa rescousse.

«J'avais besoin de les voir pour les remercier, mais aussi qu'ils m'expliquent ce qui s'est passé. Il y a des bouts qui ne sont pas clairs, c'est vague dans ma tête», ajoutait-il, qualifiant ses sauveteurs de gens extraordinaires.

Il se disait prêt à discuter à nouveau avec le Bureau de la sécurité des transports. «Je suis disponible, on n'a rien à cacher dans ce qu'on a fait. Fred [Décoste] était quelqu'un de dédié, il était tellement fier d'être pilote, nous attachait, fermait la porte... La seule chose, c'est qu'il me manque un bout de tape, je n'arrive pas à tout attacher.»

Poursuivre les rêves 

Physiquement, il se sent bien, même si plusieurs lui prédisent une rechute. Un repos forcé l'attend, mais il veut vite poursuivre les rêves de Bob Bissonnette et de ses partenaires.

«Je veux voir des matchs de baseball, qu'on parle de la meilleure année de l'histoire des Capitales, c'est tellement dommage que ça arrive. Il va falloir qu'on se refocusse, qu'on aille de l'avant. On avait quelqu'un qui avait des idées, peut-être trop par bout, alors on va prendre les meilleures et les amener à terme. On a plein de projets et Pat [Scalabrini, le gérant] a un championnat à gagner!»

Knecht blessé dans la frénésie de la victoire

La pluie qui tombait avec force, jeudi, a forcé la remise du deuxième match de la série contre les Boulders à vendredi (19h), au Stade municipal. Une journée qui, espère-t-on dans l'entourage de l'équipe, a peut-être permis au héros de la veille, Marcus Knecht, de prendre du mieux. L'auteur du coup sûr victorieux s'est blessé aux abdominaux dans la séquence, sa présence pour le prochain match étant incertaine. «On espère que ce n'est pas trop grave, car si c'est une blessure à l'oblique, ce ne serait pas une bonne nouvelle. On ne sait pas s'il s'est blessé en frappant, en courant ou en célébrant. J'ai vu son visage dans la frénésie, il avait l'air inquiet», confiait le gérant Patrick Scalabrini, en souhaitant que le voltigeur de droite soit en mesure de jouer, vendredi.

Au monticule, c'est le vétéran Jorge Reyes (1-0) qui tentera de donner une avance de 2-0 aux Capitales dans leur série contre les Boulders, qui pourront miser sur tous leurs releveurs pour le second match, ce qui n'aurait pas été le cas si celui-ci n'avait pas été annulé, jeudi. La série se transportera ensuite à Rockland.

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