Immigration: Weil veut mesurer l'adhésion de la population

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La ministre de l'Immigration du Québec, Kathleen Weil,  suggère d'accueillir 52 500 immigrants en 2019.

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(Québec) Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec affirment à l'unisson qu'il revient à la ministre de l'Immigration, Kathleen Weil, de démontrer que le Québec peut accueillir et intégrer quelque 50 000 nouveaux immigrants par année en 2017, 2018 et 2019. La réforme engagée dans ce domaine, basée sur une «déclaration d'intérêt» des candidats à l'immigration, vise cet objectif, rétorque Mme Weil.

Les consultations sur les cibles du gouvernement Couillard en matière d'immigration ont débuté mardi à l'Assemblée nationale. En juin, Kathleen Weil a proposé que le Québec accueille 51 000 personnes immigrantes en 2017, ainsi qu'en 2018, ce qui correspond au niveau moyen des dernières années. Elle propose de faire croître cet objectif à 52 500 personnes en 2019, année où le nouveau système de sélection devrait être rodé. C'est moins que ce qui avait été envisagé un temps par le premier ministre, qui avait semblé privilégier un objectif d'accueil de 60 000.

Ni le Parti québécois ni la Coalition avenir Québec ne se commettent sur un niveau précis. La CAQ assure cependant qu'elle le fera sous peu.

«Parler de 50 000, de 60 000 ou de 40 000 par année, là n'est pas la question, dit le péquiste Maka Kotto. La question, c'est : Elle est où notre capacité d'intégrer, d'accompagner et de franciser?» Il déplore que cette capacité n'ait jamais été établie.

Aux yeux de la caquiste Nathalie Roy, cette commission parlementaire «est un peu un exercice de relations publiques du gouvernement libéral puisqu'il a déjà annoncé ses couleurs; il a déjà dit qu'il allait augmenter les "seuils"».

Mme Roy dit aussi vouloir savoir «combien de personnes nous sommes capables de bien recevoir, de franciser». Elle propose de rendre obligatoires des cours de français pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue officielle du Québec, en plus d'un cours sur les «valeurs québécoises» - «nos valeurs à nous», précise-t-elle.

Les objectifs devraient demeurer

Les travaux ayant mené au document de consultation ont été réalisés de manière rigoureuse, fait valoir la ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion. Mme Weil laisse ainsi entendre que les objectifs qu'elle a mis sur la table ne devraient pas trop bouger.

Cette commission parlementaire vise surtout à mesurer le niveau d'adhésion de la population et des acteurs du réseau d'accueil, poursuit la ministre, avant d'ajouter que, selon plusieurs de ces derniers, le «volume d'immigration» prévu n'est pas suffisamment élevé.

Dans son document de consultation, Kathleen Weil a dit craindre que des hausses plus importantes ces années-ci n'engendrent des réactions de rejet chez une partie des Québécois. «Une progression plus importante du nombre de personnes immigrantes poserait des défis accrus sur le plan de leur intégration, ainsi que de leur participation à la société d'accueil dans ses diverses dimensions et pourrait mener à la remise en question par certaines personnes de l'apport de l'immigration à l'enrichissement et au développement du Québec», peut-on y lire.

L'hiver dernier, dans un échange au Salon bleu, Philippe Couillard avait accusé le chef caquiste François Legault «de souffler sur les braises de l'intolérance».

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