Remise en question de l'ancienneté: des chefs syndicaux s'indignent

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Le président de la Fédération des travailleurs du Québec, Daniel Boyer, et la présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Louise Chabot, ont dénoncé les préjugés colportés par la remise en question du critère de l'ancienneté.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

À la veille du congrès des jeunes du Parti libéral du Québec, qui veulent remettre en question l'importance du principe de l'ancienneté dans les milieux de travail, deux présidents de centrales syndicales les invitent à la prudence.

Les jeunes du PLQ, qui se réuniront le week-end prochain à Saint-Augustin-de-Desmaures, débattront de l'idée voulant que la compétence prime sur le nombre d'années d'expérience des travailleurs au moment d'évaluer des candidatures à un poste, et ce, afin de faciliter l'accès des jeunes à des postes enviables.

Au cours d'entrevues, jeudi, tant le président de la Fédération des travailleurs du Québec, Daniel Boyer, que la présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Louise Chabot, ont dénoncé les préjugés colportés par cette remise en question du critère de l'ancienneté.

«Ça part d'une fausse prémisse, comme si le seul critère d'avancement, c'était l'ancienneté, alors qu'on sait fort bien qu'il faut d'abord répondre aux exigences normales de la tâche. Et si on a plus qu'une personne qui est capable de faire l'emploi, bien on prend celle qui a le plus d'ancienneté», a résumé M. Boyer, dont la centrale syndicale représente plus de 600 000 membres au Québec.

«Ce n'est pas l'ancienneté tous azimuts, il faut d'abord être capable de faire l'emploi», a martelé le président de la FTQ.

Critère objectif

Le dirigeant syndical souligne aussi que l'ancienneté est justement un critère objectif pour mesurer la qualité d'une candidature.

«L'ancienneté, ça ne protège pas de tout. Et on pourrait aussi parler de la sécurité d'emploi: la sécurité d'emploi ne protège pas de tout. Ce n'est pas parce qu'on a la sécurité d'emploi et qu'on a de l'ancienneté qu'on peut se permettre de ne pas être efficient au travail, de faire n'importe quoi», s'insurge M. Boyer.

De son côté, Louise Chabot, de la CSQ, déplore le fait que derrière cette remise en question de l'importance de l'ancienneté par les jeunes libéraux se cache une croyance voulant que l'on maintienne en poste des employés non compétents, parce qu'ils ont beaucoup d'ancienneté.

«Les jeunes libéraux ont dans la tête qu'on maintient des employés non compétents en ne tenant pas compte de la compétence. Ça ne brime aucunement personne; l'ancienneté est déterminante, mais la compétence joue un rôle dans plusieurs professions», a rappelé Mme Chabot.

La CSQ représente plus de 200 000 membres, dont 130 000 dans le secteur de l'éducation.

«On inviterait les jeunes libéraux à changer de registre ou à changer de cassette, parce que leur discours relève d'une méconnaissance de l'histoire dans le monde ouvrier, dans le monde du travail. Il y a une erreur de fait, de plus, parce que dans plusieurs postes professionnels, on y va par la compétence, l'ancienneté n'est plus le seul critère», a souligné Mme Chabot.

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