Les Grands feux sous haute surveillance

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L'équipe des Grands Feux Loto-Québec a revu sa préparation et a eu des discussions avec les autorités de tous les paliers de gouvernement en vue des représentations, prévues du 6 au 24 août.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Un feu d'artifice est un moment féérique, familial et festif. Mais derrière la foule contemplative se cache toute une équipe «sur les dents», prête à intervenir en cas d'incident menaçant la sécurité publique.

Difficile d'ignorer le climat sécuritaire actuel lors des grands événements, y compris à Québec. Et le récent attentat terroriste survenu à Nice le 14 juillet, au terme d'un feu d'artifice, ne peut être écarté par les services de sécurité.

Tout comme l'a fait le Festival d'été (FEQ) au lendemain de l'attaque lors de laquelle un homme a foncé sur les spectateurs à l'aide d'un poids lourd, l'équipe des Grands Feux Loto-Québec a revu sa préparation et a eu des discussions avec les autorités de tous les paliers de gouvernement en vue des représentations, prévues du 6 au 24 août.

«On a eu des discussions à ce propos-là», a affirmé samedi Richard Hébert, directeur des opérations des Grands Feux. Sans donner trop de détails, ce dernier a simplement admis que les dispositifs ont été «adaptés» pour assurer un maximum de sécurité aux milliers de personnes attendues sur les rives nord et sud du fleuve Saint-Laurent.

«Avec Québec et Lévis, on a eu de sérieuses discussions. Et je peux vous dire que depuis cinq ans, à chaque fois qu'on fait des réunions de sécurité, on a toujours cette inquiétude, ça vient toujours sur la table [...] On en a discuté beaucoup plus cette année. On est sur les dents là-dessus», a-t-il ajouté, faisant référence à un possible attentat ou à tout autre accident majeur.

En réaction à ce qui s'est produit à Nice, les services de sécurité ont notamment analysé le terrain où s'agglutineront les amateurs de pyrotechnie. «Il n'y a pas de ligne droite. À Québec, on a vraiment des obstacles naturels», a fait remarquer M. Hébert. Difficile donc pour un chauffard de s'élancer dans la foule, selon lui.

«On n'a pas mis de barricades de style bétonnées», a poursuivi M. Hébert, tout en assurant que d'autres mesures ont été prises, sans les nommer. «Je n'ai qu'un piton à peser et, automatiquement je déclenche le processus», a-t-il imagé.

De manière plus générale, un feu d'artifice représente un bon défi de sécurité à la base. Les spectacles se déroulent à la noirceur, en présence de foules compactes distraites par le bruit et le visuel. «On part de ces paramètres-là pour établir des mesures concrètes.»

Comme quoi la méthode utilisée à Nice a marqué les esprits et fait réfléchir un peu tout le monde, certains ajustements ont été faits dans les grands événements qui ont suivi. Du 15 juillet jusqu'à la fin des festivités le 17, le FEQ a fait placer des bacs à fleurs en béton sur une portion de l'avenue George-V, sur les Plaines, où entre une partie des spectateurs.

À Montréal, la Sûreté du Québec a réquisitionné des remorqueuses pour les poster à chaque extrémité du pont Jacques-Cartier lors des dernières représentations de l'International des Grands Feux Loto-Québec, la semaine dernière. La mesure visait à protéger les nombreux piétons qui s'y rassemblaient.

Une autre époque

Richard Hébert participe à toutes les réunions de sécurité des Grands Feux depuis 1996, qui se tenaient à l'époque au parc de la chute Montmorency. Selon ce vieux routier de la sécurité, les temps ont bien changé en 20 ans.

«C'était quasi inexistant! On avait des services de base, mais aujourd'hui, c'est complètement un autre univers. Il peut [encore] y avoir des failles [dans les protocoles], mais on est mille fois plus organisé qu'on pouvait l'être à cette époque-là. Au moment où il se passait un incident, on se demandait presque si on devait appeler les pompiers... Aujourd'hui, le processus est automatique.»

Sans vouloir créer «de la panique», M. Hébert estime que les protocoles appliqués en 2016 sont nécessaires, même si peu de gens osent en parler. «À Québec, est dans une mentalité où on ne veut pas créer d'inquiétudes. On se dit que ça se passe chez les autres», a-t-il déploré. Il croit qu'il faut pourtant en parler et expliquer à la population que des moyens sont pris pour assurer sa sécurité, et qu'ils tiennent compte de toutes «les bébelles qui peuvent arriver».

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