Le SPGQ déplore un appauvrissement des employés de l'administration québécoise

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Les professionnels du gouvernement du Québec ont subi la baisse du salaire «réel» la plus forte durant la décennie 2000, soit 3%, selon l'étude de l'Institut de la statistique du Québec dévoilée cette semaine.

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La Presse Canadienne
Montréal

Même si les négociations avec Québec sont suspendues pour l'été, le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) prend la balle au bond en relevant les conclusions d'une étude confirmant ce qu'il appelle l'appauvrissement «systématique» de ses membres.

Le SPGQ, qui représente plus de 25 000 employés professionnels de l'État, estime que l'étude de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) dévoilée cette semaine lui donne des munitions alors que les pourparlers devraient reprendre avec Québec dans quelques semaines.

Ainsi, les professionnels ont subi la baisse du salaire «réel» la plus forte, soit 3%, alors que la croissance réelle du salaire de l'ensemble des employés de l'État grimpait de 4,4%, selon ce qui a été tiré de l'Étude sur l'évolution du pouvoir d'achat des salariés de l'administration québécoise durant la décennie 2000.

En plus, soutient le président du syndicat Richard Perron, pour des emplois équivalents au fédéral ou dans des grandes villes, l'écart des salaires va de 30 à 40%.

L'expertise non reconnue

Le SPGQ déplore l'absence de reconnaissance envers l'expertise de ses membres et exige un changement de cap de Québec qui s'est pourtant, dit-il, montré généreux avec les médecins et les employés d'Hydro-Québec.

M. Perron aime rappeler que le premier ministre Philippe Couillard lui-même ainsi que les dirigeants de la commission Charbonneau ont reconnu l'importance de l'expertise des professionnels de l'État. Le message, selon lui, devrait se rendre dans la cour du président du Conseil du trésor.

Alors que plusieurs quitteront la fonction publique pour la retraite prochainement, le leader syndical presse le gouvernement d'agir.

«Les salaires doivent être compétitifs», affirme M. Perron qui s'étonne du comportement du gouvernement. «C'est comme si une équipe de sport professionnel lève le nez sur le repêchage alors que la moitié des joueurs de l'équipe s'apprêtent à partir pour la retraite.»

Pour lui, Québec propose jusqu'ici d'accorder des augmentations ridicules, en plus de vouloir réduire le nombre annuel de congés de maladie et repousser l'âge de la retraite.

Le SPGQ préconise notamment une hausse de salaire de 3,5% pour une proposition de contrat de travail de trois années.

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