Le syndicat de Postes Canada demande l'aide de Justin Trudeau

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes veut... (La Presse, Édouard Plante-Fréchette)

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Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes veut conclure une entente négociée, mais craint que si aucun accord n'intervient d'ici la fin du mois d'août, la menace d'un lock-out refasse surface.

La Presse, Édouard Plante-Fréchette

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La Presse Canadienne
Montréal

Des centaines d'employés syndiqués de Postes Canada ont manifesté devant le bureau de circonscription du premier ministre Justin Trudeau à Montréal, samedi, pour tenter de faire avancer les négociations en cours avec leur employeur.

Le négociateur en chef de l'unité urbaine du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), Sylvain Lapointe, a affirmé que les pourparlers avec Postes Canada bloquaient sur des enjeux de premier plan, notamment le régime de retraite et l'équité salariale.

Le STTP demande au gouvernement Trudeau de faire pression sur la société de la Couronne pour qu'elle négocie de bonne foi avec ses employés.

La plupart des manifestants provenaient de Montréal, mais certains étaient venus de Toronto, d'Ottawa et de plusieurs régions du Québec.

Les deux parties négocient depuis la fin de 2015. Postes Canada a retiré sa menace de lock-out au début du mois de juillet, affirmant vouloir permettre aux parties de se concentrer sur les négociations.

M. Lapointe a déploré l'attitude de Postes Canada à la table de négociation, qui ne reflète pas, selon lui, les valeurs mises de l'avant par le gouvernement libéral, mais plutôt «les anciennes valeurs du gouvernement Harper».

Il a appelé le premier ministre Trudeau à intervenir.

«Le gouvernement est le véritable propriétaire de Postes Canada et il est temps que le gouvernement dise à la direction de Postes Canada de négocier [conformément] aux valeurs mises de l'avant par M. Trudeau, soit de bons emplois et la protection de la classe moyenne», a-t-il déclaré à La Presse canadienne.

«Au point mort»

Selon le porte-parole syndical, les négociations sont actuellement «au point mort». «Il y a des discussions, mais les dossiers n'avancent pas. [...] C'est pour ça qu'on fait ça aujourd'hui. Il est temps d'agir, il est temps de donner un mandat clair à la direction de Postes Canada.»

Le syndicat affirme que les principaux points de désaccord concernent les emplois précaires, l'équité salariale pour les facteurs suburbains et ruraux, le régime de retraite et les nouveaux services.

Alice Picard, une factrice présente à la manifestation, estime qu'il est temps «que ça bouge».

«Il faut qu'il se passe quelque chose. Quand on a des menaces de lock-out, c'est dur sur le moral. Je suis soutien de famille, j'ai des enfants à ma charge et je ne sais jamais si, dans quelques mois ou moins, je n'aurai plus de revenus», a-t-elle expliqué.

«On veut une convention collective négociée, on ne veut pas se faire imposer des conditions de travail comme la dernière fois, et on est là pour montrer qu'on veut négocier.»

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