Une famille au sommet du Kilimandjaro

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La famille a gravi les 5895 mètres du Kilimandjaro. Édouard, 10 ans, serait le plus jeune grimpeur canadien de ce sommet et Élisabeth, 12 ans, la seconde plus jeune fille

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(Québec) Au moment où les attentats de Nice et les tensions raciales aux États-Unis font la une des sites d'information, une famille de Charlevoix a décidé d'écrire ses propres manchettes. Elle complète un voyage pendant lequel l'amour, le respect, l'ouverture à l'autre et la persévérance l'ont menée jusqu'à un orphelinat au Kenya et au sommet du Kilimandjaro.

C'est une grande aventure familiale que vivent depuis décembre Mireille Morin, son conjoint Alexandre Bussière et leurs deux enfants de 12 et 10 ans, Élisabeth et Édouard. «Tout a débuté par un échange de maison avec une famille australienne qui voulait vivre l'hiver au Québec, raconte Mireille lors d'un échange de courriels, alors qu'elle se trouve encore au Kenya jusqu'au début août. Nous voulions offrir aux enfants la possibilité d'apprendre l'anglais et nous souhaitions leur faire vivre quelque chose d'unique.» Assurément, c'est réussi.

Au pays de Skippy, Élisabeth et Édouard ont fréquenté l'école. Comme prévu, ils ont appris l'anglais. Mme Morin explique que la vie coulait ainsi doucement. Cette «pause familiale» rendue possible après 12 ans d'économies se déroulait comme prévu... jusqu'au moment où elle a fait une suggestion.

«C'est en réalisant à quel point la vie nous gâtait que nous avons changé quelques plans. J'avais été volontaire aux Philippines quand j'avais 20 ans et cette expérience m'avait beaucoup apporté. J'ai donc proposé à Alexandre de faire un crochet par un orphelinat du Kenya, question d'y passer quelques semaines et de faire vivre à nos enfants une expérience différente avant de rentrer au pays.»

Ils sont arrivés en juin à l'orphelinat Mission in Action à Nakuru, dirigé par un Australien qui a tout laissé derrière lui pour s'occuper des 85 enfants qui y vivent. «Certains d'entre eux ont été trouvés dans le bush [l'arrière-pays], un autre dans un sac de plastique sur la braise d'un feu, une petite a été trouvée dans une toilette chimique alors que d'autres ont été abandonnés parce qu'ils sont séropositifs.»

Malgré les différences culturelles et le lourd passé des enfants, le contact s'est fait sans heurt. «Ils sont affectueux. Ils nous collent, on les embrasse, on joue avec eux, on les berce, on les mouche, on les aime! Tous apprécient notre famille et l'aide que nous leur apportons.»

Les Morin-Bussière ne sont pas des «touristes» comme les autres. Élisabeth anime des ateliers de peinture et de bricolage dans les classes tandis qu'Édouard répare divers équipements comme des balançoires et des bicyclettes. Le père, Alexandre, enseignant en mécanique dans Charlevoix, répare tracteurs et tondeuses et d'autres accessoires en tout genre. Pour sa part, Mme Morin, aussi enseignante, participe à la cuisine et au lavage quotidien des uniformes, pyjamas, chaussettes et serviettes.

Mireille Morin, Alexandre Bussière et leurs enfants Élisabeth... (Tirée de Facebook) - image 2.0

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Mireille Morin, Alexandre Bussière et leurs enfants Élisabeth et Édouard ont été volontaires dans un orphelinat de Nakuru, au Kenya, pendant une partie de leur périple.

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Lorsqu'on lui demande ce qui restera de ce voyage, pour eux comme pour les enfants, la réponse est sans équivoque : «Ça nous a enseigné que la vie est bien plus que le matériel que nous possédons. Nous pouvons vivre du verbe avoir ou du verbe être.  Notre famille a choisi de vivre selon les principes du second. Être avec les autres, être soi-même, être bien, être heureux, être sans artifice», soutient-elle, en pensant aux rencontres heureuses faites en chemin.

«Beaucoup de gens se disent dépassés par le rythme fou du quotidien, par la violence qui nous entoure et par le niveau de stress qui gagne du terrain, enchaîne-t-elle.  Le négatif, la critique et les insatisfactions prennent le dessus partout. [...] Quand nous aurons la critique facile, nous penserons à la mission.»

Bulle familiale

En extra, ils ont redécouvert le concept de la bulle familiale «qui doit être au coeur de nos préoccupations et qui, trop souvent, passe au second plan», déplore-t-elle. Ils ont aussi fait preuve de beaucoup de persévérance et d'unité en réalisant l'ascension du Kilimandjaro, en Tanzanie, pays voisin du Kenya.

En effet, la mère a un stimulateur cardiaque et le fils a souffert d'asthme sévère. C'est pourtant ensemble qu'ils ont gravi les 5895 mètres du plus haut sommet d'Afrique en six jours de trek. Édouard serait le plus jeune grimpeur canadien de ce sommet et Élisabeth, la seconde plus jeune fille, ajoute la mère, dont la fierté transparait, avec raison, même par courriel.

«Notre Kilimandjaro devient notre façon à nous de nous rappeler que tout est possible. Quand quelque chose sera plus ardu, nous dirons : "C'est un Kili... Allons-y, pole-pole."»

Vous pouvez soutenir Mission in Action. Vous trouverez l'information sur le site Internet de l'organisme à missioninaction.com.au.

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