Dans la rue pour dénoncer le profilage des races canines

«Il peut y avoir bien des races qui... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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«Il peut y avoir bien des races qui peuvent être considérées dangereuses, mais pour moi c'est le maître qui fait la différence», a mentionné une participante à la marche de samedi dans les rues de Québec.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Le recul du maire Régis Labeaume au sujet de la législation sur les pitbulls n'a pas empêché quelques centaines de citoyens de manifester devant l'Assemblée nationale, samedi matin, à Québec, contre la réglementation visant des races de chien spécifiques.

La marche qui a débuté sur le chemin chemin Sainte-Foy, vers 9h, samedi, pour finalement se terminer devant l'Assemblée nationale, s'inscrivait dans le cadre d'une journée mondiale contre la législation spécifique de races canines. «La marche était prévue avant l'annonce du maire», a expliqué l'organisatrice de l'évènement, Julie Pruneau. «Je me demandais où ça allait se rendre après avoir banni les pitbulls. Après ça, ça va être quelle race? Les personnes mal intentionnées vont s'acheter des rottweilers, des dobermans...»

Mme Pruneau n'est pas elle-même propriétaire d'un chien qui pourrait être menacé par quelconque législation. Son «Gatsby» est un golden retriever. La manifestation de samedi détonnait d'ailleurs des précédentes, à Québec, en appui aux pitbulls, en raison du très vaste éventail de races de chien présentes. 

«Il peut y avoir bien des races qui peuvent être considérées dangereuses, mais pour moi c'est le maître qui fait la différence», soulignait Linda Labrie, elle aussi propriétaire d'un golden. «N'importe quel chien peut devenir dangereux dépendamment de ce qu'on fait avec.»

Guy Côté, quant à lui propriétaire d'un pitbull, se réjouissait de voir autant de propriétaires de chiens présents à la marche. «J'ai même parlé à des dames qui sont venues et qui n'ont pas de chien. Elles compatissent avec la cause. C'est un symbole, cette manifestation. Ce n'est pas avec des messages de haine que l'on doit faire entendre.»

Hystérie collective

Même après que Régis Labeaume se soit rétracté sur le règlement municipal bannissant les pitbulls de la ville de Québec, Julie Pruneau jugeait important de maintenir la manifestation. «Je ne trouve pas ça correct ce que le maire a fait. Ça a créé une hystérie collective dans la population. Même moi avec mon chien, tout d'un coup, les gens avaient peur. Mais aussitôt que le maire a fait son mea culpa, les gens ont bizarrement retrouvé leur calme.»

Ce qui est malheureux, soutient l'organisatrice, c'est que les gens qui n'ont jamais eu de chiens écoutent souvent ce que disent les politiciens ou les médias, parfois mal informés. 

«Nous on trouve ça vraiment malheureux ce qui est arrivé à la dame qui est décédée, mais ce qu'on veut c'est que le gouvernement mette ses culottes et qu'il mette plus de règlementation. Que ce ne soit pas monsieur ou madame tout le monde qui soit capable de se procurer un chien, sur Kijiji par exemple.»

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