Labeaume fait son mea culpa pour le dossier des pitbulls

«J'ai pas le goût que les gens pensent... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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«J'ai pas le goût que les gens pensent qu'à Québec, on veut tuer les chiens», a déclaré l'élu municipal, en marge d'une annonce à la bibliothèque Duberger.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Le maire de Québec y est allé d'un long mea culpa, jeudi, pour expliquer son recul dans le dossier des pitbulls. Régis Labeaume ne voulait surtout pas avoir l'air d'être prêt à «tuer les toutous». Il veut plutôt tenter d'éradiquer tous les chiens dangereux.

«Nous, notre idée, c'était de mettre le pied à terre, mais ce dont je me suis aperçu par après, c'est qu'on était en train d'avoir la réputation d'une ville qui voulait tuer les chiens. Je trouvais que c'était pas très bon pour la ville. Alors si j'ai informé tout le monde qu'on ne voterait pas le règlement, c'est parce qu'à un moment donné, j'ai pas le goût que les gens pensent qu'à Québec, on veut tuer les chiens», a déclaré l'élu municipal, en marge d'une annonce à la bibliothèque Duberger.

«Évidemment, je l'ai dit à la Labeaume, avec mon air bête, alors ç'a mal été fait», a-t-il cru bon d'ajouter.

Avant le conseil municipal, lundi, le maire a fait savoir que l'ébauche de règlement interdisant les pitbulls ne serait jamais adoptée. Il pensait l'avoir dit clairement déjà, mais personne ne l'avait compris ainsi.

Ces derniers jours, d'autres villes québécoises, dont Longueuil et Laval, ont adopté des règlements très détaillés restreignant la possession de pitbulls. Il y est question de muselières, de cours d'obéissance et d'avis de vétérinaires confirmant le bon caractère des bêtes.

«Le problème, c'est qu'il y a plein d'idées, mais Mme (Christiane) Vadnais, elle s'est fait tuer chez eux dans son jardin. Quand je disais que ça me prend des garanties de sécurité... Je regarde toutes les réglementations actuellement pis y'en a peut-être pas une qui aurait empêché Mme Vadnais de se faire tuer par un pitbull», a fait remarquer M. Labeaume, qui tente de trouver un moyen pour protéger les citoyens absolument partout.

«Mon objectif, si j'étais capable, c'est qu'il n'y ait plus aucun chien dangereux dans la ville de Québec. Maintenant, comment on fait ça?» demande-t-il.

Reprise à l'automne

Le maire de Québec reprendra le dossier à l'automne, quand il saura quels pouvoirs le gouvernement provincial est prêt à céder aux municipalités.

Ce n'est pas tous les jours que ça arrive : le politicien a remercié les journalistes de lui donner l'opportunité de s'amender. «J'étais devenu très mal à l'aise avec ce que j'entendais tout le tour, que le maire voulait tuer les toutous. C'était rendu là. Pis c'est pas juste les propriétaires de pitbulls. Je regardais comment les enfants s'en parlaient là pis j'étais mal à l'aise là-dedans, j'étais très mal», a-t-il conclu.

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