Les négos se poursuivent chez Postes Canada

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Le syndicat détient un mandat de grève de ses 47 000 membres, dont environ 10 000 travaillent au Québec, mais il craint également le déclenchement d'un lock-out par l'employeur.

La Presse Canadienne, Andrew Vaughan

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La Presse Canadienne
Montréal

L'imminence d'un conflit de travail planait toujours chez Postes Canada alors qu'une ronde intensive de négociations tirait à sa fin, vendredi soir.

Selon Aalya Ahmad, du service des communications du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), le syndicat a présenté sa contre-proposition à la partie patronale, à 20 h vendredi et le syndicat attendait la réponse de l'employeur.

Ainsi, en fin de soirée, vendredi, ni la partie patronale ni la partie syndicale n'avaient transmis l'avis de 72 heures devant obligatoirement précéder un arrêt de travail.

Plus tôt cette semaine, le syndicat avait proposé à la partie patronale de repousser de deux semaines la date butoir du 2 juillet pour parvenir à une entente. Une proposition qui a été rejetée par Postes Canada. Si les discussions continuent de bien de se dérouler, les négociations pourront malgré tout se poursuivre, a indiqué en entrevue un porte-parole du STTP, Marc Roussel.

Le syndicat détient un mandat de grève de ses 47 000 membres, dont environ 10 000 travaillent au Québec, mais il craint également le déclenchement d'un lock-out par l'employeur.

Les négociations achoppent surtout sur la réforme du régime de retraite et sur l'échelle salariale.

En fin d'après-midi vendredi, Marc Roussel ne s'attendait pas à ce qu'un avis de grève ou de lock-out soit publié. «Notre objectif, c'est une entente négociée. On est prêts à ne pas faire la grève, à parler avec Postes Canada», a-t-il dit.

«Clause de droits acquis»

Postes Canada souhaite offrir aux nouveaux employés un régime à contributions déterminées, tout en maintenant le régime à prestations déterminées pour les employés actuels.

C'est exactement ce genre de «clause de droits acquis» que le STTP veut éviter, a rappelé le porte-parole syndical. «Les nouveaux employés, après une date X, n'auraient pas les mêmes droits que les autres employés, selon l'ancienneté. On trouve que c'est une injustice. On gagne tous le même salaire donc on a droit aux mêmes avantages sociaux.»

Le syndicat conteste aussi le projet de Postes Canada d'établir des grilles salariales différentes pour les membres en milieu urbain et les membres en zone rurale.

Le dernier arrêt de travail chez Postes Canada remonte à 2011. Après dix jours de grèves tournantes et d'un lock-out, le gouvernement conservateur de Stephen Harper avait fait adopter une loi spéciale pour forcer le retour au travail des syndiqués.

Selon Marc Roussel, le STTP est aujourd'hui en «meilleure position» pour négocier. Postes Canada rapporte de l'argent à l'État sans rien coûter aux contribuables, estime-t-il, et les employés de la société ont droit «à leur juste part du gâteau».

«Il faut comprendre qu'on a subi un gros recul (en 2011). C'est un recul qu'on doit non seulement récupérer, mais on doit aussi se mettre à jour en tant que travailleur des postes.»

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