Interdiction des pitbulls: Labeaume invité à imiter Coderre

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Denis Coderre songe à un règlement plus large, encadrant tous les chiens dangereux, quelle que soit la race.

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(Québec) Les opposants à l'interdiction des pitbulls sur le territoire de la ville de Québec suggèrent au maire Régis Labeaume de prendre du recul et de s'inspirer de son homologue de la métropole, Denis Coderre, qui a déclaré vendredi qu'il n'allait pas imiter la capitale.

Aussitôt le règlement annoncé par le maire de Québec, jeudi, de nombreux propriétaires de chiens ont commencé à se mobiliser, et pas seulement des détenteurs de pitbulls. En à peine quelques heures, quatre manifestations ont fait surface sur les réseaux sociaux. Un premier événement est prévu samedi soir devant l'hôtel de ville de Québec, puis d'autres les 4 juillet, 16 juillet et le 31 août.

Guy Côté, qui vit à Québec avec son pitbull depuis cinq ans, fait partie de ceux qui ont pris les choses en mains. Il a décidé d'entrer en contact avec tous les organisateurs de manifestation afin qu'une sorte de comité soit créé pour lutter contre le règlement qui doit entrer en vigueur à compter du 1er janvier 2017. À terme, il réclame une rencontre avec Régis Labeaume et le conseiller municipal Patrick Voyer, responsable de la sécurité civile à la Ville de Québec.

Dans un entretien avec Le Soleil, M. Côté a déploré que «les fondements» sur lesquels repose la décision du maire sont purement «émotifs». Il espère, appuyé notamment d'experts en comportement canin, faire reculer l'administration Labeaume et proposer des solutions de rechange plutôt que d'assister à l'abolition des pitbulls dans six mois.

«Nous voulons mettre en place des solutions qui rassureraient la population, sans toutefois pénaliser les citoyens honnêtes qui s'occupent bien de leur animal», a-t-il expliqué.

À ce sujet, il cite l'exemple de Montréal qui, malgré le décès confirmé d'une femme de 55 ans à la suite d'une attaque de pitbull la semaine dernière, n'optera pas pour une interdiction de ces chiens sur son territoire.

Denis Coderre songe plutôt à un règlement plus large, encadrant tous les chiens dangereux, quelle que soit la race. «Dans les années 70, c'était le doberman. Dans les années 80, le berger allemand. Là, c'est le pitbull. C'est pas juste une race, mais la notion de chien dangereux», a-t-il déclaré vendredi, selon La Presse.

Guy Côté, tout comme plusieurs autres propriétaires de pitbulls, aimerait que M. Labeaume ait la même approche. Les deux maires n'ont pas non plus la même vision des droits acquis, a poursuivi M. Côté. Celui de Québec a affirmé jeudi que «ça n'existait pas actuellement» et invitait les propriétaires à se départir de leur animal.

À l'opposé, Denis Coderre a affirmé à l'émission Gravel le matin, vendredi, qu'il reconnaissait ces droits acquis. Il a aussi souligné qu'il y avait parfois des problèmes «des deux côtés de la laisse», laissant entendre que les propriétaires de chiens seraient aussi au coeur de sa réglementation.

Manifestations pacifiques

La majorité des manifestations répertoriées par Le Soleil se veulent pacifiques. Le rassemblement le plus structuré semble être celui du 16 juillet. Son instigatrice, Julie Grenier Pruneau, avait déjà planifié une marche à l'occasion de la Journée internationale contre la législation spécifique de races canines.

Tenue dans plusieurs villes à travers le monde, la mobilisation ne devait avoir lieu qu'à Montréal, mais les propos du maire de Québec, qui avait déjà laissé entendre la semaine dernière qu'il allait régler le cas des pitbulls, ont changé les plans. L'annonce de jeudi n'a que galvanisé les troupes.

«J'avais déjà du monde intéressé. Quand le maire a fait son annonce, ça a triplé», a affirmé Mme Grenier Pruneau. Cette dernière a contacté le Service police de la Ville de Québec pour qu'un encadrement soit assuré durant la marche. Des experts canins doivent aussi être sur place pour éviter les incidents entre les nombreux animaux présents.

Tant M. Côté que Mme Grenier Pruneau ont tenu à se dissocier des messages haineux envoyés au maire dans la foulée de son annonce de jeudi. «Ça fait reculer la cause au lieu d'avancer», a dit cette dernière. «J'incite les gens à lancer des messages d'amour pour leur chien.»

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