Québec stabilise l'immigration

La ministre de l'Immigration, Kathleen Weil, opte pour... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La ministre de l'Immigration, Kathleen Weil, opte pour la stabilité, proposant de hausser légèrement et graduellement les seuils d'immigration au cours des deux prochaines années.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Le gouvernement Couillard confirme qu'il n'a pas l'intention d'augmenter sensiblement les seuils d'immigration, du moins à court terme.

La ministre de l'Immigration, Kathleen Weil, a confirmé jeudi que les objectifs d'immigration du Québec ne seront pas de 60000 personnes par année, comme l'a un temps souhaité le premier ministre Philippe Couillard. Le gouvernement propose une stabilisation des cibles d'immigration autour de 50000 pour les années 2017, 2018 et 2019. Il dit craindre que des hausses ces années-ci provoquent des réactions négatives chez une partie des Québécois.

«Une progression plus importante du nombre de personnes immigrantes poserait des défis accrus sur le plan de leur intégration, ainsi que de leur participation à la société d'accueil dans ses diverses dimensions et pourrait mener à la remise en question par certaines personnes de l'apport de l'immigration à l'enrichissement et au développement du Québec.»

C'est ce qu'on peut lire dans le document intitulé La Planification de l'immigration au Québec pour la période 2017-2019 présenté jeudi à l'Assemblée nationale par la ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion. Les recommandations qu'il contient seront soumises à une consultation publique à la fin de l'été.

Dans ce document, Kathleen Weil propose que le Québec accueille 51000 personnes immigrantes en 2017, ainsi qu'en 2018, ce qui correspond au niveau moyen des admissions des dernières années. Elle propose de faire croître cet objectif à 52500 personnes en 2019, année où le nouveau système de sélection lancé récemment sera davantage rodé.

Davantage de travailleurs qualifiés

Si l'on voulait résumer, on pourrait dire que le gouvernement veut plus de jeunes, plus de travailleurs qualifiés, ainsi que plus de candidats détenant une formation correspondant aux besoins du marché du travail. Et qu'il veut, compte tenu de la place toujours fragile de la langue commune, plus d'immigrants connaissant le français.

Il entend faire augmenter la part de «l'immigration économique», celle où le Québec a pleinement compétence. Il veut qu'elle atteigne 63% du total en 2019.

Il veut fixer à un minimum de 85 % la proportion des adultes de la catégorie des travailleurs qualifiés déclarant connaître le français.

Il faut par ailleurs «contribuer, de concert avec les acteurs économiques et territoriaux, à l'essor des régions du Québec par l'immigration permanente et temporaire», peut-on lire aussi dans le document.

Débat enflammé

En mars, un débat sur l'immigration avait enflammé l'Assemblée nationale. Un document gouvernemental indiquait qu'à «partir d'un niveau de 60 000 personnes immigrantes admises annuellement, le Québec éviterait un recul de sa population en âge de travailler en dessous de son niveau de 2011». Ce n'était qu'un indicateur, avait laissé entendre Kathleen Weil, mais le premier ministre avait semblé en faire le nouvel objectif à atteindre en immigration.

Lors d'un débat parlementaire, Philippe Couillard avait accusé le chef caquiste François Legault «de souffler sur les braises de l'intolérance».

La part de la sélection québécoise devrait atteindre 75% d'ici 2019. Un quart de l'immigration au Québec découle des responsabilités du gouvernement canadien, qui est signataire de la Convention des Nations unies relative au statut de réfugiés.

Une ligne d'aide pour les réfugiés et leurs parrains

1 844 307-AIDE (2433). C'est le numéro de la ligne téléphonique que le gouvernement du Québec vient d'ouvrir et qui est destinée, a dit Kathleen Weil, aux personnes réfugiées ainsi qu'aux groupes qui les ont parrainées. «Cette ligne est complémentaire des services que nous donnons déjà et elle nous permettra de renforcer nos interventions sur le terrain», a expliqué la ministre. Mme Weil entend par ailleurs mener «une vaste consultation sur l'accueil et l'intégration des réfugiés auprès des groupes parrains, des familles réfugiées et de tous les organismes et ministères oeuvrant auprès de ceux-ci afin de bien cerner les besoins et renforcer notre modèle d'accompagnement». Le Québec a accueilli quelque 5700 réfugiés syriens ces derniers mois.

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