L'ancien proprio de la résidence de l'Isle-Verte ouvre un nouvel établissement

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Avec trois associés, Roch Bernier ouvre lundi une nouvelle résidence pour personnes âgées.

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(Rivière-du-Loup) Près de deux ans et demi après l'incendie de la Résidence du Havre à L'Isle-Verte, Roch Bernier ouvre, lundi, un nouvel établissement pour personnes âgées à Rivière-du-Loup. «Pour moi, c'est un nouveau départ», estime l'ancien propriétaire de la sinistre résidence qui a été le tombeau de 32 aînés dans la nuit du 23 janvier 2014. «Le train est remis sur les rails et j'espère qu'il va nous amener très loin.»

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Roch Bernier a affirmé qu'aucune mesure ne peut garantir totalement qu'une tragédie comme celle de son ancienne résidence de L'Isle-Verte ne puisse survenir à nouveau.

Collaboration spéciale, Johanne Fourneir

«Ce que ça représente, pour moi, c'est la poursuite du mandat que je m'étais donné à L'Isle-Verte, continue M. Bernier. Je repars à zéro complètement.»

La Résidence Reine-Antier, du nom de la fondatrice de la communauté des Soeurs de l'Enfant-Jésus de Chauffailles, est installée dans l'ancienne maison provinciale de la communauté religieuse. La supérieure générale et la conseillère générale de la congrégation, venues respectivement de la France et du Japon, étaient d'ailleurs présentes à l'événement. Plus de 5 millions $ ont été investis par quatre actionnaires, dont Lucie Dupuis, Alain Ouellet, Irène Plante et Roch Bernier. Le bâtiment comprend 67 chambres et 17 studios pouvant accueillir, au total, environ 100 résidents.

De ces 84 unités, 30 ont été conçues pour une clientèle en perte d'autonomie présentant des troubles cognitifs ou souffrant de problèmes de santé incapacitants. La résidence est en processus de certification.

Les leçons du passé

Roch Bernier a-t-il tiré des leçons de la tragédie dont son ancienne résidence de L'Isle-Verte a été la proie? «On pourrait prévoir tout mais, dans la vie, il y aura toujours des événements qu'on ne peut pas contrôler, donne-t-il comme réponse. Il faut juste se dire ça. On peut prendre les plus grandes mesures, à la fine pointe de la technologie, mais je pense qu'on n'est pas exempts qu'il puisse arriver d'autres avaries.»

La présidente du Comité des usagers du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISS) du Bas-Saint-Laurent, installation de Rivière-du-Loup, qui a assisté à l'enquête publique de la tragédie de L'Isle-Verte et qui a pris connaissance du rapport qui en a découlé, rédigé par le coroner Cyrille Delâge, déplore que les résidents à mobilité réduite ne puissent disposer que d'une seule toilette par deux chambres. «Ça fait recoin, commente-t-elle. S'il y a une épidémie de diarrhée, ça va faire dur!» En sortant de la nouvelle résidence, Mme Raymond a fait part au Soleil de sa réflexion : elle ne recommanderait à personne d'aller vivre à cet endroit. «J'enverrais pas ma mère là», a-t-elle laissé tomber.

5 % du personnel réembauché

Roch Bernier affirme avoir réengagé environ 5 % du personnel de son ancienne résidence de L'Isle-Verte, dont le préposé de nuit, Bruno Bélanger. Pourtant, celui-ci avait été sévèrement blâmé par le coroner aux incendies pour ne pas avoir porté secours aux résidents lorsque l'incendie a éclaté. M. Bélanger avait pour principale fonction d'assurer la sécurité des résidents pendant la nuit. «Il a complètement échoué, concluait sévèrement Me Delâge dans son rapport. Il dénonçait «l'absence de toute tentative pour sauver les résidents» de la part de M. Bélanger. «Ce témoin a un sérieux problème de crédibilité», ajoutait le coroner.

«Quand je l'ai vu là, à la nouvelle résidence, ça m'a frappée, s'indigne la présidente du Comité des usagers du CISS. L'été dernier, il a cogné à ma porte pour me vendre un extincteur. Je lui ai dit que s'il n'était pas plus compétent à vendre des extincteurs qu'il ne l'a été pour éteindre le feu de la résidence de L'Isle-Verte, je n'avais pas confiance en lui.»

M. Bélanger est le conjoint d'Irène Plante, l'ex-femme de Roch Bernier, qui est également copropriétaire de la nouvelle résidence. L'homme a été embauché pour assumer les mêmes fonctions, soit préposé de nuit.

André-Jules Lévesque fait lui aussi partie du personnel de la Résidence Reine-Antier. L'ancien employé de la résidence de L'Isle-Verte avait témoigné, lors de l'enquête publique sur l'incendie meurtrier, qu'il avait participé aux manoeuvres de sauvetage. Mais M. Lévesque avait davantage raconté ce qu'il avait vu que ce qu'il avait fait. «Une des choses que j'ai retenues de mon cours de secouriste, c'est de reculer d'un pas avant de poser acte, avait déclaré M. Lévesque. C'est ce que j'ai fait.»

André Plourde et André Larouche, qui affirment être... (Collaboration spéciale, Johanne Fournier) - image 2.0

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André Plourde et André Larouche, qui affirment être des miraculés du Frère André, étaient émus en touchant le grand reliquaire du Saint.

Collaboration spéciale, Johanne Fournier

Le Frère André aux portes ouvertes

Pour l'activité portes ouvertes de la nouvelle résidence, l'Oratoire Saint-Joseph de Montréal a prêté le grand reliquaire du Saint Frère André, renfermant des particules de son coeur. Des dizaines de personnes ont fait la file afin de venir toucher au précieux coffret. Pour certains, la demande d'une faveur accompagnait le geste. Pour André Larouche et André Plourde, dont le prénom rend hommage au Saint Frère, la présence du grand reliquaire revêtait une signification particulière. Les deux hommes ont affirmé être des miraculés du fondateur de l'Oratoire Saint-Joseph. «À l'âge de cinq ans, j'ai été atteint de la grande fièvre typhoïde, raconte M. Larouche, un résident de La Malbaie. Le docteur a dit que j'étais mieux mort. Ma mère a pris l'image du Frère André, puis elle me l'a passée sur la tête. Au bout de cinq jours, la température est partie.» André Plourde est né le 12 janvier 1937, le jour même où Alfred Bessette, connu sous le nom du Frère André, a été mis en terre. «À ma naissance, le docteur a déclaré à ma mère que j'étais aveugle, relate l'ancien député fédéral de Kamouraska-Rivière-du-Loup de 1984 à 1993. Ma mère a demandé la guérison au Frère André, qu'elle a obtenue.» Il ajoute avoir fait l'objet de plusieurs autres miracles de la part du saint. Il dit avoir été sauvé de trois noyades et de quatre infarctus.

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