Un institut pour garder les cimetières en vie

Plus de 2000 cimetières québécois sont laissés à... (Photo Johanne Fournier, collaboration spéciale)

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Plus de 2000 cimetières québécois sont laissés à l'abandon.

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Johanne Fournier

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Le Soleil

(Matane) Plus de 2000 cimetières se meurent au Québec. Devant cette menace qui plane sur ces lieux de sépulture, l'Institut du patrimoine funéraire du Québec vient de voir le jour. Son annonce officielle en a été faite vendredi à Rimouski.

Selon son président, Yoland Tremblay, il s'agit d'une première au Québec. Il faut se rendre en France et en Belgique pour constater l'existence d'une organisation semblable. Selon M. Tremblay, c'est aussi la première fois au Québec que les intervenants du domaine funéraire se réunissent: gestionnaires de cimetières, détaillants de monuments funéraires et thanatologues. D'ailleurs, le financement de l'Institut, qui prendra la forme d'un organisme à but non lucratif, sera notamment basé sur l'adhésion de ceux-ci.

«On veut sensibiliser le public à la nécessité de protéger le patrimoine funéraire du Québec», indique M. Tremblay. L'Institut du patrimoine funéraire a pour objectif de regrouper les personnes intéressées à la promotion, à la sauvegarde et à la conservation des cimetières. L'organisation participera aussi à la création d'un centre de documentation inhérent à l'histoire et au patrimoine funéraires. Yoland Tremblay, qui est le gestionnaire du cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal, déplore le fait que les cimetières soient les témoins d'une partie de notre histoire collective et que leur préservation en soit menacée. Selon lui, il importe de «sauvegarder cet héritage précieux».

L'organisme souhaite également bâtir un répertoire des oeuvres et des sculpteurs qui ont contribué à la richesse artistique et architecturale des cimetières.

Certains changements sociaux sont la conséquence directe de la désuétude de ces lieux de dernier repos. Le président de ce nouvel institut qualifie même de dévastateur l'impact, sur les cimetières, que peut représenter l'évolution des méthodes de sépulture. «Depuis les 25 dernières années, la pratique religieuse a beaucoup diminué, ce qui signifie qu'on est de moins en moins attachés à nos églises et à nos cimetières, précise M. Tremblay. De plus en plus de Québécois choisissent l'incinération aux dépens de l'inhumation traditionnelle. Alors, les gens peuvent conserver l'urne, l'entreposer au salon funéraire, l'enterrer dans leur jardin ou répandre les cendres quelque part.» C'est seulement le tiers des 62 000 personnes qui décèdent annuellement au Québec qui sont inhumées dans des cimetières.

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