La radicalisation, un problème municipal

Québec veut bien faire comprendre que le problème... (PHOTO MOHD RASFAN, ARCHIVES AFP)

Agrandir

Québec veut bien faire comprendre que le problème de la radicalisation n'est pas propre à Montréal.

PHOTO MOHD RASFAN, ARCHIVES AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne
Montréal

La question de la radicalisation se retrouvera à la Table Québec-Municipalités, parce que les autorités veulent bien faire comprendre que ce problème n'est pas propre à Montréal.

Par ailleurs, Québec annonce également qu'une équipe volante d'intervenants sociaux est présentement mise sur pied au Collège de Maisonneuve, à Montréal, de façon à s'attaquer à ce problème de la radicalisation des jeunes. Et cette équipe pourrait se déplacer au besoin, voire en inspirer d'autres.

Ces mesures, et d'autres, ont été annoncées vendredi par trois ministres du gouvernement Couillard, ainsi que le maire de Montréal, Denis Coderre.

Québec voulait ainsi faire le point sur les mesures qui ont été adoptées depuis l'adoption de son plan contre la radicalisation, il y aura bientôt un an, et préciser quelques nouvelles mesures qui seront déployées à partir de ce qui a été appris depuis.

Entre autres, cette question de la radicalisation sera désormais discutée à la Table Québec-Municipalités, en plus des sujets comme les régimes de retraite municipaux, le pacte fiscal, la taxe de vente du Québec, les oléoducs, les services de police, la reconnaissance de l'autonomie municipale, les sources de revenu pour les municipalités, l'aménagement du territoire et autres.

«Il faut impliquer l'ensemble des communautés locales au Québec, pas seulement Montréal, bien que Montréal ait certainement des défis particuliers», a justifié le ministre des Affaires municipales Martin Coiteux.

«Il y a d'autres municipalités qui ont envie de s'impliquer dans ce travail de prévention», a-t-il ajouté.

Parmi les autres mesures d'intérêt, le Collège de Maisonneuve, qui a fait parler de lui après que certains de ses étudiants eurent voulu quitter le pays pour aller combattre en Syrie, s'affaire présentement à mettre sur pied une équipe d'intervenants, formés de travailleurs sociaux, psychologues, «travailleurs de corridors» et autres.

Cette équipe volante de quatre ou cinq personnes pourra éventuellement se déplacer pour répondre aux besoins dans d'autres établissements.

«Avec l'expérience qu'ils vont acquérir très, très rapidement, les autres collèges avec lesquels ils sont en contact permanent, il pourra y avoir assez rapidement une, deux autres équipes qui pourront se mettre en place. On va aller avec les besoins», a précisé la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David.

De nouveaux outils de formation pour les gestionnaires et le personnel scolaire seront également offerts.

Le maire Coderre a insisté sur le fait qu'il fallait adopter une politique «80-20» face à la radicalisation, soit 80 pour cent de prévention et 20 pour cent d'intervention.

Le ministre Coiteux, qui est aussi responsable de la Sécurité publique, a également souligné que la formation des policiers sera éventuellement adaptée. Ainsi, l'École nationale de police travaillera avec le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence afin de renforcer la formation en la matière.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer