Vieux-Québec: de religieux à logements luxueux

Le père Marc-André Gingras, supérieur de la Maison... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le père Marc-André Gingras, supérieur de la Maison Notre-Dame du Sacré-Coeur, quittera à regret le Vieux-Québec à la suite de la mise en vente des bâtiments de sa congrégation.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Les sept religieux de l'Église missionnaire Notre-Dame du Sacré-Coeur quitteront à regret le Vieux-Québec, en juillet, à la suite de la vente de leur sanctuaire à un promoteur. Leur résidence de la rue Sainte-Ursule fera place à des appartements de luxe, mais la chapelle devrait rester intacte.

C'est la société immobilière Cromwell Management, à l'origine de la tour d'habitation Fresk, en construction dans Saint-Roch, qui s'apprête à mettre la main sur les immeubles de la congrégation.

«Nous n'avons pas de relève. Ceux qui restent sont tous très âgés, dont deux qui ont 90 ans», explique le père Marc-André Gingras, supérieur de l'ordre. «Toutes les communautés sont aux prises comme la nôtre avec un problème de baisse de la pratique religieuse.»

Le père Gingras avoue vivre un «triple deuil», d'abord avec le départ du sanctuaire, ouvert depuis 105 ans; ensuite de la résidence de la communauté qui accueille des religieux depuis 115 ans; et finalement du Vieux-Québec, «un endroit merveilleux». Le père Gingras et ses collègues emménageront dans les prochaines semaines à la résidence des Pères du Saint-Sacrement, sur le chemin Sainte-Foy.

La chapelle ne sera pas touchée par les travaux à venir. En entrevue à Radio-Canada, Jean Morency, gestionnaire des actifs de Québec pour la firme Cromwell, a dit vouloir construire une dizaine d'appartements dans les bâtiments de la communauté, des logements «d'exception» qui respecteront le caractère historique du Vieux-Québec.

La chapelle «sera conservée dans son intégralité», a expliqué M. Morency. «C'est important qu'on n'y touche pas», insiste le père Gingras.

En fin de journée, mardi, le promoteur n'avait pas donné suite aux appels du Soleil.

930 ex-voto

Le Sanctuaire de Notre-Dame du Sacré-Coeur a été construit en 1909-1910 par les Missionnaires du Sacré-Coeur qui venaient de s'établir dans la capitale. L'édifice a été béni par Mgr Louis-Nazaire Bégin, alors archevêque de Québec. L'édifice est de style néogothique, une déclinaison architecturale assez rare pour les églises et chapelles du Canada français qui offrent plutôt une approche romane, baroque ou moderne.

Réplique de la chapelle de Notre-Dame du Sacré-Coeur d'Issoudun, en France, le sanctuaire est reconnu pour ses plaques de marbre qui ornent les murs de la chapelle. Ces ex-voto, au nombre de 930, représentent une longue litanie d'actions de grâces, sorte de reconnaissance envers Notre-Dame du Sacré-Coeur d'autant de fidèles qui ont vu leurs faveurs exaucées.

La dernière célébration religieuse devrait se tenir à la chapelle le dernier dimanche de juin. Règle générale, entre 60 et 100 personnes y assistent, indique le père Gingras. Par la suite, l'endroit sera fermé au public et aux touristes. Il reviendra au nouveau propriétaire de déterminer si l'endroit reviendra accessible à tous.

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