Le pourboire, obligatoire ou pas, pour les artistes de rue?

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Nathalie Laflamme
La Presse Canadienne
Montréal

Lorsque le chanteur folk montréalais Jason Deeh Pitre offre une prestation pour les touristes devant la basilique Notre-Dame, il ne demande pas d'argent à ceux qui veulent se faire photographier avec lui.

De toute façon, la plupart du temps, les gens jettent quelques pièces dans son étui de guitare.

«Je suis un artiste, a affirmé M. Pitre en entrevue avec La Presse Canadienne. Je ne suis pas un sans-abri. C'est un spectacle, alors si vous aimez, donnez quelque chose et, si vous n'aimez pas, alors, désolé. Je ne demande rien. Je ne fais que chanter.»

Ses commentaires représentent l'un des points de vue concernant l'étiquette qui devrait régir les interactions entre les artistes de rue et les touristes, récoltés à la suite d'un incident récemment survenu à New York.

Jermaine Himmelstein a été arrêté pour avoir prétendument frappé une touriste canadienne qui a refusé de lui donner un pourboire après un câlin et une photo.

Fred et Janette Howse, deux Gallois en visite à Montréal, ont reconnu qu'un coup de poing n'était pas une réaction appropriée. La dame a cependant fait valoir que la présumée victime aurait dû s'attendre à ce que l'artiste lui réclame de l'argent, surtout à New York.

«C'est un peu naïf de croire que ces gens font cela sans rien demander en échange», a-t-elle déclaré alors qu'elle explorait la place Jacques-Cartier en compagnie de son époux.

Les Howse ont ajouté qu'il aurait été préférable que l'artiste mentionne le pourboire avant que le cliché ne soit pris.

Pas la solution

Carlos Silva, qui se produit sur la place Jacques-Cartier avec son groupe depuis plus de 10 ans, a pour sa part indiqué que, même si M. Himmelstein n'avait aucune autre source de revenus, la violence n'était jamais une bonne solution.

Si ses collègues et lui ont souvent accepté de se faire prendre en photo avec des touristes, ils n'ont jamais exigé d'être payés en retour.

«Ce sont vraiment les ventes de CD qui nous permettent de vivre», a précisé M. Silva, ajoutant que les règles municipales interdisaient aux artistes de rue de réclamer de l'argent.

Breanne McLeavy, une résidante de Vancouver aussi en vacances à Montréal, a estimé que les touristes n'hésitaient pas à payer les artistes dont ils appréciaient le talent.

«Réclamer de l'argent après les faits, ce n'est pas approprié, a-t-elle noté. Si on vous dit dès le départ que cela vous coûtera un dollar et que vous ne payez pas, c'est une autre histoire. Mais si les gens ne veulent pas vous payer, c'est à leur discrétion. Vous êtes sur la place publique et je crois que c'est leur droit de vous donner beaucoup, un peu ou pas du tout d'argent.»

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