L'expertise militaire de Valcartier en Ukraine

Des membres de d'autres bataillons basés à Valcartier,... (Tirée de Facebook)

Agrandir

Des membres de d'autres bataillons basés à Valcartier, comme Melissa Ramessar (à droite) du 5e bataillon des Services, participent présentement à l'opération UNIFIER. La militaire répond ici aux questions d'un sous-officier ukrainien.

Tirée de Facebook

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Pas besoin de se trouver sous les tirs ennemis pour être partie prenante d'un conflit armé. Même dans «le confort» d'une mission de formation, les défis sont de taille pour les militaires de la base de Valcartier partis en Ukraine, notamment sur le plan humain.

Ils sont 200 hommes et femmes de la base de Valcartier à s'être envolés pour l'Ukraine, en janvier. La majorité d'entre eux sont du 3e bataillon appartenant au Royal 22e Régiment. Ils ont fait le voyage vers l'Europe de l'Est pour participer à l'opération UNIFIER, menée par les États-Unis, une mission visant à développer les capacités des forces armées ukrainiennes actuellement impliquées dans un conflit avec la Russie.  

L'opération découle des tensions qui se sont envenimées après l'invasion puis l'annexion de la Crimée par les Russes, il y a deux ans. Les forces de l'OTAN, dont le Canada, les États-Unis et la Grande-Bretagne, ont répliqué par du soutien opérationnel fourni à l'Ukraine. 

Les troupes canadiennes sur le terrain ne sont pas armées et les entraînements ont lieu principalement à Yavoriv et Starychi, à des centaines de kilomètres des zones chaudes que sont Donetsk et Donbass, dans l'est du pays. 

Malgré la distance physique qui les sépare des combats, les Canadiens doivent apprendre à maintenir un rempart émotif avec leurs nouveaux camarades. «D'un point de vue émotionnel, ce n'est pas toujours facile. On forme des gens qui ont vécu des situations difficiles au combat», a expliqué le lieutenant-colonel du 3e bataillon, Tim Arsenault, en entrevue au Soleil à partir de l'Ukraine, mardi.  

9000 victimes

Un rapport de l'ONU de décembre 2015 faisait état de 9000 victimes depuis le début du conflit, civiles pour la moitié. Au départ des militaires de Valcartier, en janvier, des combats faisaient encore rage même après des efforts de cessez-le-feu, bien qu'à moindre intensité, et des pertes étaient toujours enregistrées.

M. Arsenault, qui commande le contingent canadien, souligne que ses troupes sont ainsi confrontées à des situations particulières et très émotives. «Par exemple, le bataillon ukrainien qui est présentement ici à Yavoriv, il retourne au front [dans les prochains jours].» Avec tous les risques que cela implique. «On essaie de ne pas trop suivre ce qui se passe au front...»

La situation oblige les alliés à faire preuve du plus grand professionnalisme. «Ça nous aide à respecter notre partenaire davantage compte tenu de ce qu'ils vivent. On est ici pour les aider», a affirmé le lieutenant-colonel.

Les militaires de Valcartier partis en Ukraine ont jusqu'ici formé 600 soldats ukrainiens en quatre mois, portant le total du Canada à 1200 depuis le début de son implication à l'été 2015. Le premier contingent à mettre les pieds à Yavoriv l'été dernier était celui de Petawawa, en Ontario. 

Le Canada fournit de l'instruction en soins médicaux de première ligne, en opérations militaires (déplacements, communications, etc.) et en déminage.  

Les 200 militaires en place reviendront au mois d'août, après quoi une dernière rotation prendra la relève. Le Canada s'est engagé à maintenir une présence en Ukraine jusqu'en 2017, tout en essayant d'ouvrir des canaux de communication avec la Russie.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer