De «l'argent neuf» pas si neuf pour les travailleurs de rue

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Geneviève Quinty, coordonnatrice du Projet intervention prostitution de Québec, s'est dite soulagée par la subvention annoncée jeudi par le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a annoncé jeudi l'octroi de 495 000 $ à 17 organismes communautaires pour financer l'embauche de travailleurs de rue. Dans les faits cependant, cette aide que le ministre a qualifiée «d'argent neuf» vient souvent combler des manques occasionnés par la fin récente de certains programmes.

Les cinq organismes de la capitale qui ont bénéficié de cette aide, le Projet intervention prostitution de Québec (PIPQ), où avait lieu la conférence de presse, les OEuvres de la Maison Dauphine, la Trame d'action et d'initiative concertée (TRAIC) Jeunesse, la Table de quartier l'Engrenage de Saint-Roch et TRIP Jeunesse Beauport, avaient dû abolir des postes de travailleurs de rue en janvier et en février.

Les organismes avaient alors montré du doigt les baisses au niveau des subventions pour justifier leurs décisions. Dans le cas de PIPQ, la fin du programme de trois ans concernant l'exploitation sexuelle devait amener la mise à pied d'un travailleur de rue, mais l'aide de 45 000 $ qui lui a été consentie jeudi vient lui donner un sursis.

«On pourra se sortir la tête hors de l'eau cette année grâce à ça. Au lieu de devoir mettre un travailleur de rue dehors, on pourra le garder encore un an», a déclaré Geneviève Quinty, coordonnatrice de l'organisme qui a dit accueillir l'aide avec soulagement. «Les temps sont durs pour les organismes communautaires. Il y a eu des coupures et des fins de programmes», a poursuivi celle dont l'organisme emploie pour l'instant six travailleurs de rue.

Pour Odette Gagnon, directrice du TRAIC Jeunesse, la décroissance des budgets se faisait sentir depuis quatre ans. «Avant, on était dans un scénario de coupures et maintenant, cet argent nous permet de nous maintenir à flot», a-t-elle ajouté, indiquant qu'aucun travailleur de rue supplémentaire ne serait embauché grâce à la subvention. On évitera simplement l'élimination de postes.

Autres sommes à venir

Le ministre Coiteux venait pourtant de parler de «bonification», de déclarer que cet argent permettrait d'engager des travailleurs de rue de plus et que l'annonce confirmait «le virage préventif qui s'effectue présentement dans toutes les sphères de la sécurité publique». «Ce sont de nouvelles sommes», avait-il insisté.

Il a plus tard expliqué que pour certains organismes, l'aide permettrait effectivement de maintenir le statu quo en ajoutant qu'il y aurait toutefois des embauches dans d'autres. «La majorité de ces organismes recevaient déjà le même montant d'aide gouvernementale que l'an passé, c'est-à-dire le maximum», a-t-il ajouté avant d'ouvrir la porte au versement d'autres sommes.

«Lise Thériault est en train de travailler à une stratégie globale qui se penchera sur la problématique de l'exploitation sexuelle. Et il y a d'autres nouvelles qui s'en viennent. C'est vrai que l'ensemble du gouvernement a eu des difficultés budgétaires importantes, mais on a pris soin de maintenir les budgets aux organismes de façon générale. Aujourd'hui, on bonifie, et il y aura d'autres initiatives qui nous permettront de bonifier davantage», a conclu le ministre.

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